Procès Forsane Alizza, parole à la défense

09/06/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Second jour du procès de Forsane Alizza. Le leader du groupe suspecté de visées terroristes se défend, sans convaincre de sa bonne foi.

Ils se présentent comme victimes de l’islamophobie, simplement soucieux de se défendre. Le but de Forsane Alizza, explique Mohamed Achamlane, « l’Émir » du groupe, était simplement

de riposter si, d’aventure, on nous déclarait la guerre.

La riposte logique à un acte de guerre étant… étant… oui, un autre acte de guerre et non un lâcher de chamallows. Il est vrai « qu’il n’était pas pour l’islam Bisounours », comme le rappelle son avocat. Le prévenu principal confirme d’ailleurs, quand on lui demande s’il défend un islam radical :

Il n’y a pas d’islam radical, il y a un islam authentique, c’est celui qu’on prône, un islam décomplexé…
Pas celui de cet à-plat-ventriste de Dalil Boubakeur. Forsane a plus de soutien que cette serpillière.

La serpillière, président du Conseil français du culte musulman, qui veut tout de même doubler le nombre de mosquées en France sur deux ans, appréciera. En attendant, celui qui se fait appeler cheikh Abou Hamza a bien appris sa leçon de bonne victime de la société : « On ne ressent pas ce fameux vivre-Ensemble. On est exclu… On nous a stigmatisés comme des voleurs de pain au chocolat », « Je ne suis pas raciste, je ne suis pas antisémite » (d’accord, et la liste de magasins casher, dans le fichier « cibles », c’était pour aller faire du shopping ?)… mais aussi les textes et vidéos sur son site où il apparaît devant un mur d’armes ? « de la provocation… pour rééquilibrer la balance » par rapport à l’exclusion dont est, selon lui, victime la communauté musulmane.

Évidemment, il n’oublie pas de citer abondamment l’extrême-droite : « Nous faisions des actions provocantes en réponse à des sites fachos comme FdeSouche ». Également en ligne de mire (au sens propre), Fabrice Robert, président du Bloc Identitaire, qui s’est porté partie civile dans le procès.
« Des fachos français sont partis combattre dans les milices prorusses, ils ont tué des Ukrainiens, mais sont rentrés sans être inquiétés. Imaginez qu’un jour, l’un d’eux s’en prenne à un musulman ? » Et imaginez, monsieur Achamlane, qu’un de vos sympathiques membres devienne le principal recruteur de Français pour le mouvement djihadiste syrien Al-Nosra ou qu’un autre soit mis en examen en juillet 2014, à 19 ans seulement, pour avoir organisé avec ses frères et sœurs le départ de jeunes filles vers la Syrie ?
Ah, on me dit dans l’oreillette que c’est avéré, le premier s’appelle Omar Diaby, le second Reda Bekhaled.

Crédit photo : capture d’écran de l’interview de M° Pichon, avocat de Fabrice Robert, par l’AFP.


 

 

 

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