Faits & Documents n°342 du 15 au 30 septembre 2012. Portrait : Jean-Christophe Cambadélis

Congrès du PS : tout va très bien, madame la marquise…

08/06/2015 – POLITIQUE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)
Le Congrès du Parti socialiste s’est terminé en grande séance d’autosatisfaction. Tout va bien, on garde le cap

Hier dimanche, le congrès du parti socialiste s’est clôt après trois jours à Poitiers. Cela a été l’occasion pour le secrétaire du parti, Jean-Christophe Cambadélis de présenter, dans son discours, les points importants sur lesquels le parti souhaite influer quant aux deux dernières années du quinquennat de François Hollande.

Quels ont été les points abordés lors de ce discours ?
Après avoir fait l’éloge du président de la République : « la France a la chance que vous mettiez en œuvre son redressement sans remettre en cause son modèle social. La République peut s’enorgueillir que vous ayez toujours choisi son unité. », Jean-Christophe Cambadélis a évoqué les points de l’immigration, de l’Islam – en évoquant la laïcité –, mais aussi de l’économie. Il a demandé à ce qu’une réunion internationale se tienne afin de répondre au problème de l’immigration. Il prône la liberté de circulation, rappelant que

Les socialistes sont pour le traitement républicain de l’immigration : c’est dire que l’on peut s’installer où on veut, quand on veut. La solidarité et l’Asile sont un droit.

Et d’ajouter que « Nous voulons maintenant que la France soit une grande nation d’accueil. Nous voulons faire la France sans se fermer au monde ». Il a salué ensuite le travail du premier ministre en matière de redressement. Il n’a pas manqué d’inviter les partisans au rassemblement pour faire barrière au FN affirmant que « Si le PS venait à disparaître, la République perdrait sa meilleure défense ».

Il semble pourtant que tous les socialistes ne se rejoignent pas dans ce discours ?
Arnaud Montebourg a notamment écrit dans le Journal du Dimanche que ce congrès n’était pas efficace face à la montée du Front National. Pour lui, critiquer le FN ne permettra pas d’augmenter la croissance du pays ni la baisse du chômage. Il a ajouté que « Tout président élu commenc[ait] par aller faire ses génuflexions à Berlin puis à Bruxelles, enterrant en 72 heures ses engagements de campagne ». Le premier ministre, Manuel Valls, lui a répondu en expliquant que ceux qui critiquaient la politique actuelle n’avait pas le sens des réalités.

Manuel Valls qui sets distingué en quittant deux fois le Congrès, pour aller assister, aux frais du contribuable, un match de football en Allemagne puis à une partie de tennis en région parisienne.

Je me déplace avec les moyens que vous connaissez, ne créez pas de faux débats

a lancé le Premier ministre à la presse.