G7 2015

Le G7 affiche sa fermeté anti-russe

08/06/2015 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)
Programme chargé pour le G7 qui vient de s’ouvrir en Allemagne :en plus de l’agenda officiel, (climat, santé, femmes), la Russie et la Grèce s’invitent dans les débats.

Le G 7 vient de commencer en Allemagne ?
Hier, dimanche 7 juin s’est ouvert pour deux jours un sommet réunissant les sept plus grandes puissances mondiales à savoir : Les États-Unis, le Japon, l’Allemagne, la France, le Royaume-Uni, l’Italie et le Canada. Il est organisé par l’Allemagne et a lieu en Bavière au château d’Elmau. Le programme a été élaboré par la chancelière Angela Merkel qui a déclaré dans la semaine : « Je pense que nous avons une chance d’apporter notre contribution sur le long chemin vers un monde meilleur. »

Quelles discussions sont au programme ?
À l’origine axé sur l’écologie, les droits des femmes et la lutte contre les pandémies, ce G7 est cependant rattrapé par l’actualité. Le président russe Vladimir Poutine sera au cœur des préoccupations. Le président des États-Unis, Barack Obama, a ouvert le feu ce matin en dénonçant une : « agression russe en Ukraine » faisant allusion aux luttes entre les Ukrainiens prorusses et pro-occidentaux qui ont reprises près de Donetsk. Les dirigeants européens semblent vouloir faire front unis contre la Russie. En témoigne le président de la commission européenne polonais, Donald Tusk, pour qui la Russie ne sera considérée comme un grand pays industrialisé que lorsqu’elle cessera sa soi-disant agression. Il ajoute : « Si quelqu’un veut commencer un débat sur le régime des sanctions [contre la Russie], il ne peut être question que d’un durcissement »

Mais ce n’est pas le seul sujet brûlant du moment ?
En effet il y a aussi le dossier grec, le premier ministre grec, Alexis Tsipras, a refusé les propositions de la commission de Bruxelle et du FMI les jugeant irréalisables. Il a déclaré vendredi

Je ne peux imaginer que des responsables politiques, et non des technocrates, ont pu croire que les députés grecs pourraient valider de telles mesures.

Le président européen luxembourgeois Jean-Claude Juncker a réagi très vivement à ces mesures refusant même de prendre le premier ministre Tsipras au téléphone samedi. Pour Donald Tusk il s’agit d’un débat non seulement financier, mais aussi moral.