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Islamisme radical : début du procès Forsane Alizza

08/06/2015 – FRANCE (NOVOpress)
15 prévenus liés à l’islam radical, des armes, des menaces, mais pour la défense, pas de « tentative de commencement d’exécution » d’un acte terroriste, le procès de Forsane Alizza s’annonce délicat.

Faut-il attendre que des terroristes aient commis un attentat pour les arrêter et les déférer devant la justice ? À partir de quel moment considère-t-on qu’une « tentative de commencement d’exécution » d’acte terroriste a eu lieu ? C’est probablement sur ces points que le procès de Forsane Alizza va se jouer.

Pour le reste, il y a peu d’ombres au dossier : Mohamed Achamlane, 37 ans, « émir » du groupe et les 14 autres prévenus sont tous fervents partisans de l’islam radical, la police a saisi chez eux des armes, récupéré dans l’ordinateur de Mohamed Achamlane des guides de fabrication d’engins explosifs, ou encore « un manuel en anglais sur la fabrication d’une bombe atomique » ainsi que « the terrorist’s handbook » (manuel du terroriste). D’ailleurs, Mohamed Achamlane déclarait en 2012, après les attentats toulousains de Mohamed Merah que

l’attaque de Toulouse était une bénédiction d’Allah

Le groupe, officiellement fondé pour lutter contre l’islamophobie, avait déjà renvoyé devant le tribunal en 2011 pour provocation à la discrimination raciale ou religieuse. Il se réclamait d’un islamisme radical, réclamant l’application de la charia en France, au besoin au moyen du djihad et avait fini par être interdit pour avoir prôné la lutte armée. Sa réaction ? Il publie un communiqué exigeant que « les troupes françaises quittent tous les territoires à majorité musulmane sans condition ni délai » et le « retrait des lois abjectes contre le voile et le niqab ».

Si d’aventure nos exigences ne sont pas prises en compte alors nous considérerons que le gouvernement est entré en guerre contre les musulmans.

Parmi les cibles de Forsane Alizza, un juge lyonnais, Hyper Cacher ou Fabrice Robert, président du Bloc Identitaire, qui sera présent au procès en tant que partie civile. La défense jouera donc sur le fait que ces différents projets n’avaient pas encore été préparés, l’accusation estimant que de prôner la violence et de rassembler des armes, des manuels d’instruction, des listes de cibles suffisent à estimer que des actes violents étaient en préparation.