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Tourcoing : 5 jours d’émeutes, silence radio des médias

06/06/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Après 5 jours d’émeutes à Tourcoing, l’information ne filtre dans les grands médias que parce qu’elles se sont étendues à Roubaix, avant de connaître une légère accalmie. Le déclencheur : un « jeune » mort en percutant un poteau alors qu’il s’échappait d’un contrôle de police.

Les scènes sont d’une grande banalité : voyous saccagent tout sur leur passage, affrontements violents avec les forces de l’ordre, véhicules incendiés, hélicoptère dans le ciel… tout cela parce qu’un « jeune » (le lecteur traduira de lui-même) a forcé un barrage – avait-il quelque chose à se reprocher ? — a grillé un feu rouge et est allé emplafonner sa voiture dans un poteau. Le pauvre chérubin en est mort, son passager grièvement blessé et c’est regrettable, mais, comme toujours, en quoi cela justifie-t-il ces scènes de guerre civile ?
Ah oui, bien sûr, les pauvres petits sont stigmatisés, victimes du racisme et de l’exclusion et il faut bien qu’ils expriment leur légitime colère. Plus prosaïquement, la police n’avait pas à être là, ce n’est pas son territoire, le premier prétexte venu est employé pour tenter de la chasser. Quant aux médias, il sont mis presque une semaine à réagir. Roland-Garros et le congrès du PS, coco, c’est tout de même plus important que la vie de milliers de braves gens gâchée par quelques dizaines de racailles -pardon, « jeunes »- qui ne supportent pas l’intrusion de bandes ennemies (la police, donc) sur leur territoire. Et puis, il ne faudrait pas stigmatiser en montrant que ces émeutiers sont en grande majorité « issus de la diversité ».

Crédit photo : capture d’écran du reportage de France Télévision sur les émeutes à Tourcoing. Images prises par un habitant