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1 % de la population : 48 % de la richesse mondiale !

21/05/2015 – MONDE (NOVOpress)
Les écarts se creusent de plus en plus vite : selon l’OXFAM et le Crédit Suisse, le 1 % des plus fortunés du globe détient 48 % de la richesse mondiale, tandis que 80 % de la population se partagent 5,5 % de la richesse mondiale.

C’est la crise, mais pas pour tout le monde ! En seulement quatre ans, de 2010 à 2014, les 80 personnes les plus riches ont vu leur pactole croître de 600 milliards de dollars, passant de 1 300 milliards à 1 900 milliards, soit une augmentation de 50 % en valeur nominale.

Aujourd’hui, ces 80 personnes se partagent le même montant de richesses que 3,5 milliards d’individus,

Les 80 les plus riches ont vu leur fortune doubler en quatre ans.

Les 80 les plus riches ont vu leur fortune doubler en quatre ans.

la moitié la plus pauvre de la population mondiale, qui a vu sa richesse diminuer sur la période 2010-2014. Cela explique qu’un nombre de milliardaires toujours plus restreint au cours des cinq dernières années possède le même niveau de richesses que la moitié la plus pauvre de la population. En 2010, il s’élevait à 388 milliardaires ; en 2014, il était de seulement 80 milliardaires

D'ici 2016, les 1% les plus riches devraient détenir plus que les 99 % restants

D’ici 2016, les 1% les plus riches devraient détenir plus que les 99 % restants

Plus globalement, les 1 % les plus fortunés (les 1741 – à date — milliardaires de la liste Forbes) détiennent 48 % de la richesse mondiale, et il ne leur faudra que deux ans, au rythme actuel, pour qu’ils passent la barre des 50 %. Autrement dit, environ 2000 personnes posséderont plus que 99 % de la population mondiale !

Cette super classe mondiale n’est évidemment pas répartie de manière homogène, puisque 30 % des milliardaires sont américains. La finance, les assurances sont les sources majeures de ces fortunes, mais le secteur santé-pharmacie est aussi en forte croissance. La fortune cumulée des milliardaires ayant des intérêts dans ces secteurs est passée de 170 à 250 milliards de dollars (+47 %), soit la plus grande augmentation des différents secteurs de la liste Forbes.

Le phénomène s’autoalimente, puisque les entreprises de ces secteurs consacrent des sommes toujours plus importantes en lobbying afin d’exercer une pression sur les États et organismes internationaux pour défendre leurs intérêts. En 2013, le secteur de la finance a dépensé plus de 400 millions de dollars dans des activités de lobbying aux États-Unis et quelque 150 millions de dollars chaque année à destination des institutions de l’UE. Pour le secteur pharmaceutique et de santé, les dépenses de lobbying s’élèvent respectivement à 487 millions pour les USA et au moins 50 millions de dollars à destination de l’UE. Un chiffre à mettre en regard des sommes versées par l’industrie pour la lutte contre ebola : 3 millions de dollars.

Autant de ressources qui ne sont pas dépensées à éponger les effets de la crise financière mondiale, qui est assumée par les citoyens. Les contribuables américains ont ainsi payé 21 milliards de dollars pour renflouer le secteur financier. Le FMI a estimé les coûts annuels des
« institutions financières d’importance systémique » (à savoir celles qui sont trop importantes pour s’effondrer) pour le contribuable à 83 milliards de dollars.

Crédit photo : twiga269 via Flickr (CC) = le Faucon Maltais + le Lady Moura + le A, au Port Vauban, Antibes
Infographies : © OXFAM