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Affaire Zyed et Bouna : les policiers relaxés ! (Présent 8357)

19/05/2015 – FRANCE (NOVOpress)
L’affaire Zyed et Bouna est close

Dix ans de calvaire pour les deux policiers qui n’avaient commis aucune faute. Dix ans de harcèlement, de peur, de menaces contre leur vie, contre leur famille. Dix ans de cauchemar et d’existence brisée. Alors que Sébastien Gaillemin et Stéphanie Klein n’étaient absolument pour rien dans le fait que Zyed et Bouna qui fuyaient la police, s’étaient engouffrés dans un transformateur EDF présentant un danger mortel pour leur vie.
Dix ans d’acharnement judiciaire et de poursuites des parties civiles qui réclamaient près de 1,6 million d’euros de dommages et intérêts. Trois semaines d’émeutes, de violences et de saccage à l’automne 2005 précipitant une partie du pays dans le chaos au point que le gouvernement avait dû décréter l’état d’urgence. Tout ça pour conclure aujourd’hui ce que l’on savait déjà depuis longtemps : les policiers étaient innocents. Ils ont été relaxés par le tribunal de Rennes.8357-P1

La procédure interminable a connu de multiples rebondissements, liés au fait que les juges d’instruction (trois se sont succédé sur ce dossier) et le parquet n’ont jamais eu la même appréciation des faits. Sur cinq policiers mis en cause dans un premier temps, seuls Sébastien Gaillemin (qui était sur le terrain et a donné l’alerte par téléphone) et Stéphanie Klein (qui était au standard) ont été renvoyés devant le tribunal correctionnel en octobre 2010 pour non-assistance à personne en danger. Le parquet a toujours estimé qu’il n’y avait pas lieu de traduire les policiers en justice. En avril 2011, saisie par le parquet, la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris rendait un arrêt de non-lieu. Mais l’acharnement des familles et de leurs soutiens, assoces et collectifs « anti-racistes » ainsi que la pression médiatique devaient payer : fin 2012, la Cour de cassation cassait l’arrêt de non-lieu, et renvoyait alors l’affaire pour réexamen à 400 km de là, à Rennes.

La racaille

Ce jugement « prouve que la racaille avait bien mis la banlieue à feu et à sang par plaisir et non à cause d’une bavure policière », a déclaré Marion Maréchal-Le Pen sur Twitter. Le député du Vaucluse réserve ses « pensées pour Jean-Jacques Le Chenadec et Jean-Claude Irvoas, victimes de la violence des émeutiers et aujourd’hui oubliés ». Le premier, un retraité de 61 ans est mort début novembre 2005, lynché alors qu’il tentait d’empêcher des feux de poubelles à Stains (Seine-Saint-Denis). Le second, consultant pour une société d’éclairage public, a été battu à mort à Épinay-sur-Seine, le 27 octobre 2005, pour avoir pris une photo dans une cité aux mains des trafiquants de drogue.
Décédé également le 25 novembre 2005 : Alain Lambert, gardien du lycée de la Plaine-de-Neauphle à Trappes, mort asphyxié tandis qu’il tentait d’éteindre l’incendie d’une voiture, déclenché par quatre casseurs. Mais aussi Salah Gaham, jeune gardien d’immeuble, mort en tentant de porter secours à des étudiants, dans l’incendie du quartier de Planoise par des émeutiers, à Besançon.
Ces quatre victimes de la barbarie des jeunes immigrés ont été totalement et volontairement oubliées au profit des deux seuls martyrs officiels.

Caroline Parmentier