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Christiane Taubira de plus en plus contestée

15/005/2015  – FRANCE (NOVOpress avec le Bulletin de réinformation)
Chrisitiane Taubira ne se prend pas les pieds dans le tapis qu’à Cannes. L’affaire de la prison de Strasbourg démontre une fois de plus sa mauvaise foi. Même ses équipes la fuient.

Chrisitiane Taubira a bien fait de venir à Cannes assister à la projection de La Tête haute, film qui célèbre l’institution judiciaire. Elle y a récolté les sifflets que mérite son action ! Probablement que tous les festivaliers et les badauds venus reluquer les stars sont-ils tous d’affreux racistes-sexistes-xénophobes…

Dans le même temps, la garde des Sceaux balaie d’un revers de la main un rapport pourtant accablant sur l’état de la prison de Strasbourg. La contrôleure des prisons a en effet publié mercredi un rapport critique sur cette maison d’arrêt. Non prise en compte de l’alerte d’un détenu en danger, présence contestée de caméras dans des lieux de soin, conditions de détention dégradantes (points d’eau et sanitaires hors d’usage, cour intérieure remplie de détritus, salle de douche sans paroi de séparation, matelas dévorés par les moisissures, température des cellules à 14,6°…)… autant de raisons qui ont justifié un recours à une procédure d’urgence pour formuler des recommandations sur un établissement pénitentiaire.

Croyez-vous que La Garde des Sceaux aurait pris les conditions de vie de ses chers détenus (enfin, ceux qu’elle n’a pas fait libérer…) à bras le corps ? Que nenni, comme d’habitude, elle méprise et elle invective. Sa réponse fustige des « affirmations qui paraissent manquer de précision », « nullement étayées » ou « rapportées sans preuves objectives ».
Au sujet de caméras installées dans des zones de soin (donc normalement interdites au nom du secret médical), elle affirme que « la décision d’installer des caméras dans ces locaux a été prise en concertation et avec l’accord tant du médecin chef du SMPR que de la direction de l’hôpital de rattachement ». Il s’agit « d’une décision unilatérale de l’autorité pénitentiaire et le SMPR n’a pu s’y opposer », justifie à l’inverse la ministre de la Santé, Marisol Touraine.

Une telle mauvaise foi ne peut que contribuer isoler garde des Sceaux au sein du gouvernement, las de ses foucades. D’ailleurs, personne ne tient longtemps dans son entourage, en témoigne son cabinet. En avril dernier, Gilles Le Chatelier avait quitté son poste. En trois ans seulement, se seront donc succédés trois directeurs de cabinet. Pour le moment, le poste est toujours vacant. En outre, il reste moins de cinq conseillers actuellement, qui faisaient partie de l’équipe d’origine et la plupart des collaborateurs du ministre de la Justice ne sont là que depuis l’été 2014. Taubira est ainsi contrainte de gérer elle-même la vie de son cabinet au quotidien… Pas simple pour un ministre !

Crédit photo : UN Geneva via Fliickr (CC) = Christiane Taubira à la 28e session du Conseil des Droits de l’homme