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Immigration illégale : L’UE veut imposer des quotas de migrants

12/05/2015 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

La commission européenne présente ce mercredi un plan d’action pour contrer et intégrer au mieux l’immigration massive en Europe. Parmi ces propositions, on retrouve celle de la répartition des clandestins dans les 28 pays de l’Union européenne. La clef de répartition serait en fonction du PIB de chaque pays, de leur population, de leur taux de chômage et du nombre de réfugiés déjà installés. Le but étant de soulager la pression subie par les pays du sud de l’Europe avec 300 000 clandestins accueillis par exemple en 2014. 80 000 réfugiés sont par exemple en attente dans le sud de l’Italie.

Mais d’autres propositions sont aussi envisagées ?
Oui. Dimanche dernier 4 ministres européens de la Défense ont examiné des solutions pour renforcer la lutte contre les passeurs de migrants. Jean-Yves Le Drian en a fait partie et indique que cela doit passer par la localisation des bateaux des passeurs pour pouvoir ensuite les détruire. Mais cette proposition doit passer devant l’ONU pour validation.
Enfin, la commission européenne pense à transformer l’immigration illégale en… légale. C’est à dire de faciliter l’immigration économique qui consiste à donner des papiers à un clandestin qui justifie d’une inégalité de condition de vie entre son pays d’accueil et le sien.

Qu’en pensent les pays européens ?
Pour cette dernière proposition sur l’immigration économique, le PPE (Parti Populaire Européen) a évidemment rejeté cette approche qui ne va faire que « renforcer ce problème ». La solution militaire a été adoptée par les gouvernements européens le 24 avril dernier qui attendent maintenant l’aval de l’ONU.
Pour l’histoire des quotas, Bernard Cazeneuve s’est dit hier favorable à cette répartition. La France avec l’Allemagne, la Suède, les Pays Bas, l’Italie et le Royaume Uni sont en effet bons élèves avec 80 % de clandestins accueillis. Quant au Premier ministre hongrois Viktor Orban, il a dénoncé cette proposition comme une « idée folle ».