Abulkasim al-Jaberi

Petite leçon de sidération par les musulmans

Source : boulevard Voltaire
Nous savons l’Europe en métastase multiculturelle, ce qu’illustre par exemple l’étrange passion manifestée brusquement par des milliers de jeunes musulmans européens pour la décapitation au couteau de boucher…

Nous savons l’Europe en métastase multiculturelle, ce qu’illustre par exemple l’étrange passion manifestée brusquement par des milliers de jeunes musulmans européens pour la décapitation au couteau de boucher… Un militant antiraciste néerlandais, un certain Abulkasim Al-Jaberi, a cru bon, au cours d’une énième manifestation anti-père fouettard en novembre dernier, d’éructer « Fuck the King », puis a refusé de payer l’amende relative aux insultes faites à la famille royale, suite à quoi des poursuites provoquant moult débats sont maintenant engagées contre lui. Beaucoup dénoncent en effet « une loi d’un autre temps » (Le Figaro). Loi d’un autre temps ? Soit. Plus clairement « de notre temps ».

Par contre, l’accusation de racisme proférée par ces pisse-insultes à l’encontre de populations et d’une tradition locale bon enfant, n’engageant précisément plus que ces derniers, pourvu que « salir » le blanc au nom de l’antiracisme se puisse… Ce que le Figaro ne précise pas, en effet, est le lien établi par Al-Jaberi – il n’est certes pas le premier – entre la Saint-Nicolas, l’esclavage et la famille royale, à laquelle il reproche « de se balader tous les ans dans un carrosse en or volé au tiers monde, et sur lequel figurent des esclaves »… Certes, Al-Jaberi, cher farceur, la traite atlantique ne peut plus nous échapper puisqu’elle nous gicle désormais des trous de nez : mais par quel sortilège le millénaire crime castrateur arabo-musulman commis par tes ancêtres t’échappe-t-il, et nous empêche de te rembarrer aussi sec par retour de courrier ?

Sur le blog CVP (contre la violence psychologique), nous pouvons lire ceci : « La sidération est un état de stupeur émotive dans lequel […] la culpabilité est irrationnelle. » Ainsi, notre sidération joue pour toi, Al-Jaberi… Autre exemple (je le répète et le répéterai encore) : l’islam reproche les croisades de l’an mil (1re croisade 1095) à l’Occident chrétien, alors que les soldats musulmans se pressaient aux portes de Poitiers, en plein centre de l’Europe, trois siècles et demi auparavant (dès 732) : il y a antériorité de l’agression musulmane ou, pour le dire clairement, Al-Jaberi, tes ancêtres musulmans sont les agresseurs.

« La victime (…] souffre d’une culpabilité omniprésente avec une impression de souillure pas toujours spontanée mais conséquente, et un sentiment de honte », précise encore le site CVP… La passivité intellectuelle des populations occidentales, face à ces évidences de bon sens, semble donc refléter un état de sidération… Certes, elles ne sont pas aidées par leurs élites, laborieusement occupées à l’entretenir, l’arroser, le cultiver, le nourrir, pour préserver le job, par exemple : « Il existe, en France, un apartheid territorial, social, ethnique » (Manuel Valls, 2015). « La France est de plus en plus raciste et xénophobe » (Conseil de l’Europe, 2012).

Rajoutez les savantes confusions, entretenues par les mêmes, et aux mêmes motifs, autour de l’idée démocratique : pluralité, diversité des opinions, liberté d’expression etc. Mais évoquant le moindre adversaire, c’est-à-dire quelqu’un dont l’opinion diffère de la sienne, le politique l’accusera de vouloir diviser. En d’autres termes, la diversité d’opinion (démocratie) devient atteinte à l’unité de la nation lorsqu’elle diffère de la sienne. Puis, immédiatement après avoir vanté l’impératif « d’unité de la nation », il rajoute : « La nation ? Un truc entouré de frontières nauséabondes qu’il faut d’urgence abattre ! »

Silvio Molenaar

Crédit photo : Guido van Nispen via FLickr (CC)