Terroristes expulsés d’Italie : les associations musulmanes déposent des recours pour les faire revenir

Terroristes expulsés d’Italie : les associations musulmanes déposent des recours pour les faire revenir

28/04/2014 – ITALIE (NOVOpress)
Devant la menace croissante du terrorisme islamique, en particulier sous forme d’infiltrations parmi les « réfugiés », le gouvernement italien s’est enfin décidé à prendre quelques mesures. Il y a deux semaines, le ministre de l’Intérieur Angelino Alfano a ainsi annoncé l’expulsion de deux Tunisiens, les frères Jouini et Mohamed Ghazi, « impliqués dans des activités de terrorisme de matrice islamique ». Jouini Ghazi, 29 ans, était clandestin en Italie et s’était signalé par ses appels au djihad sur les réseaux sociaux. Il avait notamment exalté sur Twitter le massacre de chrétiens coptes par les musulmans de l’Isis. Mohamed, 30 ans, avait déposé une demande de permis de séjour, qui n’avait pas abouti, et « il partageait avec son frère », dans le parler gendarmesque du ministre Alfano, « des circuits relationnels sous le signe d’une interprétation radicale du credo islamique ». Ni l’un ni l’autre ne travaillaient mais « ils fréquentaient la mosquée locale » à Vérone.

Au total, le ministre se vante d’avoir expulsé depuis décembre « trente-deux personnes liées à l’extrémisme islamique » – ce qui, rapporté aux dizaines de milliers de clandestins débarqués, ne fait pas beaucoup.

Si partielle et tardive qu’elle soit, l’expulsion de ces clandestins djihadistes a suffi à susciter les protestations de leurs coreligionnaires. Izzedine Elzir, président de l’Ucoii (Union des communautés et organisations islamiques en Italie), la plus grande organisation musulmane de la péninsule, a annoncé vendredi que « des recours seraient déposés auprès des tribunaux italiens et auprès de l’Union européenne » pour obtenir le retour des terroristes. L’Ucoii, a-t-il précisé, ne le fera pas directement mais par ses relais : « Des associations de volontaires feront respecter l’état de droit » qui, selon lui, « n’a pas toujours été respecté ».

D’après Il Giornale, l’avocat d’Oussama Kachia, un Marocain expulsé pour ses déclarations sur Facebook en faveur de l’Isis et ses menaces de mort contre les « infidèles », a d’ores et déjà déposé un recours au Tribunal administratif du Latium.

Crédit image : copie d’écran du deuxième lien de notre article. DR.