Mgr Ricard : Nouveau compagnon de route de l’islam ? Tribune de Thierry Breton

Mgr Ricard : Nouveau compagnon de route de l’islam ? Tribune de Thierry Breton

26/04/2014 – BORDEAUX (NOVOpress via Infos Bordeaux)
L’Histoire ne se répète pas. Elle bégaie. Nous sommes le 30 juin 1974. Georges Marchais, secrétaire général du parti communiste français, est accueilli au congrès de la Jeunesse ouvrière chrétienne par 30.000 jeunes qui entonnent l’Internationale. Parmi ces compagnons de route du communisme se tient un homme d’Eglise. Il s’agit du Cardinal-archevêque de Paris, François Marty. 25 avril 2015. La Mosquée de Pessac accueille les fidèles du Rassemblement des musulmans de la ville. Un homme d’Eglise se tient au milieu d’eux. Il s’agit du Cardinal-archevêque de Bordeaux, Jean-Pierre Ricard (photo).

Il y a quarante ans, des millions de Chrétiens et tant d’autres hommes de bonne volonté étaient persécutés par le communisme. Berlin en Allemagne. Budapest en Hongrie. Prague en Tchécoslovaquie. Le goulag en Union Soviétique. Les Chinois face à la folie maoïste. Partout, la misère, le sang et la mort. Au nom d’un livre, le Capital de Marx ! L’Eglise ne voulait pas voir. Elle le répétait : le communisme est une idéologie qui prône l’égalité et la fraternité entre les hommes. Elle constatait, avec raison, que tous les communistes n’étaient pas des assassins. Beaucoup étaient d’honnêtes travailleurs et de bons pères de famille. Les évêques de France pouvaient donc chanter les louanges du communisme en ignorant le sang des martyrs.

Le temps a passé. Aujourd’hui, les Chrétiens et tant d’autres innocents sont massacrés par l’islam. Coptes égorgés. Femmes violées. Chrétiens brûlés vifs. Villages décimés. Génocide planifié. Partout, la désolation, les larmes et la terreur. Au nom d’un livre, le Coran dicté à Mahomet. L’Eglise ne veut toujours pas voir. Elle répète : l’islam est une religion de paix, d’amour et de tolérance. Elle souligne, à juste titre, que tous les musulmans ne sont pas des terroristes. Loin s’en faut. Les évêques, Monseigneur Ricard en tête, tressent donc des lauriers à l’islam en étouffant la voix des victimes qu’on assassine.

Les évêques d’hier ne se donnaient pas la peine d’étudier le communisme. Ceux d’aujourd’hui ne se fatiguent pas à comprendre l’islam. Ils répètent : pas d’amalgame. La vie de Mahomet, le Coran et les hadiths ne méritent pas leur attention.

L’imam de Pessac, qui prétend lutter contre l’ignorance, peut donc proférer des énormités devant le Cardinal archevêque de Bordeaux : « Nul ne peut être musulman s’il ignore Jésus ». Cela est exact. Mais incomplet ! Jésus est cité vingt cinq fois dans le Coran. Il est un grand personnage, fils de Maryam, de conception miraculeuse. Il est appelé Issa, ce qui ne veut rien dire, et non de son vrai nom en arabe, Yassou. Pourquoi ? Parce que Yassou se traduit par « celui qui sauvera ». Or, pour Mahomet, le salut ne vient que de Dieu. Pour l’islam, affirmer que Jésus est Dieu est un blasphème. L’islam nie la divinité du Christ, sa mort sur la Croix et sa résurrection. Le Issa du Coran n’a rien à voir avec le Christ, vrai Dieu et vrai homme des chrétiens. De même, croire que Dieu est Trinité est le seul pêché qui ne peut être pardonné par l’islam. Le péché absolu ! Monseigneur Ricard, qui affirme que ses élèves musulmans lui ont appris à découvrir leur foi lorsqu’il était jeune professeur au Mali, sait-il cela ?

De même, il s’est désolé face aux prétendues difficultés des musulmans à construire des mosquées : « Les lieux de culte doivent être visibles et non cachés ». Paroles consternantes dans la bouche d’un ecclésiastique pour qui sait que toute mosquée fait partie de « Dar al islam », c’est-à-dire du territoire de l’islam. Chaque mosquée est ainsi un avant poste en société non musulmane. Nous pourrions multiplier les exemples à l’infini. Le dialogue islamo-chrétien est un marché de dupes. Parler avec les musulmans ? Evidemment ! La charité nous ordonne de les aimer. Comme les Chrétiens devaient aimer les communistes d’hier. En leur faisant découvrir la Vérité. Celle des Evangiles contre les hérésies du Capital et du Coran. Là réside le seul véritable amour. Monseigneur Ricard devrait y songer s’il ne veut pas que les babouches blanches que l’imam de Pessac lui a offertes deviennent ses trente deniers.

Thierry Breton

Crédit photo : DR.