Chrétiens jetés à la mer : politiciens et prélats excusent les assassins musulmans

Chrétiens jetés à la mer : politiciens et prélats excusent les assassins musulmans

19/04/2015 – ITALIE (NOVOpress)
Sale affaire, pour le lobby immigrationniste italien, que l’arrestation de quinze clandestins africains, inculpés d’« homicide multiple, aggravé par la haine religieuse » pour avoir jeté à la mer douze de leurs congénères, au seul motif qu’ils étaient chrétiens. Voilà qui risquerait de contrarier des décennies d’efforts acharnés pour convaincre les autochtones d’accueillir toujours plus de « pauvres réfugiés » et autres « frères migrants ».

Aussi les propagandistes en chef de l’immigration en Italie, laïcs et ecclésiastiques, se sont-ils précipités pour édulcorer les événements. Laura Boldrini, présidente ultra-immigrationniste de la Chambre des députés – qui s’était signalée en ricanant ostensiblement à l’évocation des victimes de Kabobo, le tueur anti-Blancs de Milan –, a sorti tous les clichés de la novlangue technocratique. « Il faut, a-t-elle déclaré, comprendre les dimensions du problème et ne pas simplifier. Le problème doit être abordé de manière lucide et il faut comprendre que les simplifications n’aident pas à la compréhension du phénomène. »

Chrétiens jetés à la mer : politiciens et prélats excusent les assassins musulmansConcrètement, selon Mme Boldrini, « il y a toujours des niveaux de violence sur ces embarcations, des personnes qui veulent l’emporter sur les autres » – bref, pas de quoi fouetter un chat et, surtout, rien à voir avec l’Islam. « Je ne crois pas, a-t-elle ricané, que ces personnes aient eu une discussion théologique à bord ».

Même déni chez Mgr Giancarlo Perego, directeur général de la Fondation « Migrantes », créée par la Conférence épiscopale italienne pour l’accueil des immigrés. Ce n’est qu’un « épisode de désespoir », a-t-il expliqué sur Radio Vatican, « un triste épisode dans lequel il ne faut pas exaspérer la haine religieuse. Il souligne tout le désespoir des migrants dont chacun cherche à sauver sa peau dans un petit espace ».

Interrogé par la Repubblica, le prélat a tenu le même discours. « La tragédie de la nuit du 14 avril, comme tant d’autres tragédies de la mer, n’est qu’un terrible drame du désespoir et de la misère humaine. Je n’insisterais pas sur la circonstance de la haine religieuse ».

Mgr Perego a même profité de l’occasion pour exiger, au nom du pape François, que l’Italie accueille encore plus de clandestins, surtout dans les régions du Nord : il a explicitement dénoncé la Vénétie comme manquant à son « devoir d’accueil ». La même obligation vaut, selon lui, pour toute l’Europe. « N’oublions pas, que sur les 170.000 personnes qui ont débarqué en Italie l’année dernière, deux sur trois ont continué leur chemin vers d’autres pays européens. Il est vrai que, sur les 28 pays européens, seulement cinq, aujourd’hui, ont une politique très forte d’accueil pour les demandeurs d’asile : l’Allemagne, l’Italie, la Suède, le Danemark et en particulier la France ».

Le prélat s’est félicité sur Radio Vatican que la Chambre des députés italienne, sous la présidence de sa complice Boldrini, ait institué une « journée nationale en mémoire des victimes de l’immigration », qui aura lieu le 3 octobre prochain. Ces « victimes de l’immigration » ne sont évidemment pas celles auxquelles vous et moi penserions. Il s’agit des « pauvres migrants » morts sur la route de Lampedusa. La célébration sera « l’occasion d’initiatives de sensibilisation, y compris dans les écoles, sur les thèmes de l’accueil et de la solidarité vis-à-vis des immigrés ». « Il s’agit, explique Mgr Perego en son langage, de rendre les jeunes, d’abord dans les écoles, mais aussi tous les citoyens vraiment participants d’un phénomène (celui de l’immigration) qui est en train de changer les lieux fondamentaux de notre vie : l’école, le monde du travail, le monde de la société ».

Comme les communistes occidentaux nièrent pendant des années le goulag, jusqu’à traîner devant les tribunaux ceux qui osaient l’évoquer, comme les soixante-huitards niaient les atrocités du maoïsme, jusqu’à persécuter les rares observateurs lucides, la présidente Boldrini, le prélat Perego et leur clique de vieux immigrationnistes vautrés sur leur champ d’honneurs – au pluriel, au pluriel ! comme disait Péguy – nient l’invasion de l’Europe et son cortège d’abominations. Un clandestin massacre des indigènes à coups de pioche ? Rien à voir avec l’immigration, c’est « un fou qui a agi à cause des conditions de vie dans lesquelles il se trouvait ». Des musulmans jettent des chrétiens à la mer ? Rien à voir avec l’Islam, c’est « le désespoir des pauvres migrants » confinés dans un petit espace.

Il est inutile de chercher à raisonner ces gens et ceux qui les défendent – combien de bons bourgeois catholiques pour excuser à leur tour le prélat Perego et ceux qui l’ont nommé ? On ne peut que leur adresser la malédiction de l’Écriture : « Vous vous êtes fait un front de prostituée, vous n’avez pas voulu rougir ».

Flavien Blanchon

Crédit illustrations : copie d’écran de liens cités dans le texte. DR.