Christiane Taubira désavouée à l'assemblée sur son refus du renseignement pénitentière

Christiane Taubira désavouée sur le renseignement pénitentiaire

15/04/2015 – PARIS (NOVOpress)
Mardi 14 avril, en fin d’après-midi, les députés ont débattu pour déterminer si le bureau du renseignement pénitentiaire devait ou non utiliser les techniques de renseignement prévues par le nouveau texte.

La garde des Sceaux, Christiane Taubira, a estimé que le ministère de la Justice ne devait pas « ordonner directement des mises en œuvre de technique de recueil de renseignement ». Visiblement, il ne faudrait pas contrevenir à l’intimité de « ses protégés ».

C’est sans surprises que Cécile Duflot, la députée écologiste de Paris a abondé dans le sens de la ministre de la justice.

Pouvoir avoir recours à des techniques extrêmement intrusives met à mal même la capacité de pouvoir exercer ses fonctions au personnel pénitentier, selon elle.

Aurélie Filippetti s’est indignée, comme à son habitude.

Ainsi donc, le « flicage » pourrait être de masse à l’extérieur des prisons, ces lieux de prédilection pour les futurs terroristes (Mohammed Merah, Mehdi Nemmouche, les frères Kouachi, Coulibaly sont des musulmans qui y sont tous allés et s’y sont parfois radicalisés). Mais, il ne faudrait surtout pas entraver la liberté des délinquants qui hantent nos geôles françaises avec un service spécial de surveillance.

Les députés UMP Jacques Myard, Guillaume Larrivé et Pierre Lellouche ont signifié leur désaccord à la garde des sceaux.

Jean-Jacques Urvoas, le rapporteur PS du texte, s’est, lui aussi, posé en contradicteur de Christiane Taubira, du moins, sur ce point.