Le chef de file du Vlaams Belang anversois a été reçu mercredi 25 mars à Damas par le président syrien Bachar al-Assad, qu’il a qualifié d’« allié contre le salafisme et l’extrémisme ».

Pour Filip Dewinter, le président Assad est un « allié contre le salafisme et l’extrémisme »

28/03/2015 – SYRIE (NOVOpress)
Le chef de file du Vlaams Belang anversois a été reçu mercredi 25 mars à Damas par le président syrien Bachar al-Assad, qu’il a qualifié d’« allié contre le salafisme et l’extrémisme ».

« Lentement mais sûrement chacun commence à voir que nous devons le considérer comme un allié (dans la lutte) contre le salafisme et l’extrémisme », a-t-il déclaré par téléphone à l’agence Belga à l’issue de l’entretien.

Le député belge Dewinter a expliqué que sa rencontre avec M. Assad avait duré « plus d’une heure ». Le président syrien lui a dénoncé le boycott décrété par l’Occident contre son régime et ses conséquences pour les Syriens.

Bachar al-Assad, contesté depuis quatre ans par une révolte populaire ayant tourné en guerre civile, a aussi mis en garde contre le « chaos » dans lequel sombrerait son pays sans lui.

Il craint également, selon le député du VB, l’avancée du groupe terroriste État islamique (EI) dans des pays comme le Liban, la Libye et « ailleurs aux frontières de l’Europe ».

« Je ne peux absolument pas lui donner tort », a souligné Filip Dewinter, dont ce n’est pas la première visite en Syrie mais qui rencontrait pour la première fois Assad.

Selon lui, le président syrien mérite d’être soutenu car « le maintien du boycott renforce l’EI ». « Si nous voulons gagner la guerre contre le terrorisme salafiste, il faudra coopérer avec le régime syrien, qu’on le veuille maintenant ou non », a-t-il renchéri.

Interrogé sur son soutien à un régime accusé d’utilisation d’armes chimiques et de barils d’explosifs lancés d’hélicoptères, Dewinter a assuré avoir posé la question.

« Ils (les dirigeants syriens) m’assurent que toutes les armes chimiques ont entre-temps été détruites. De plus, il est improbable que le régime ait utilisé ces armes dans les quartiers mentionnés de la capitale. Je n’exclus pas que cela se produise ailleurs, mais j’ai l’impression qu’une guerre de propagande est aussi menée ».