Gironde : L’ex-numéro un du PS à nouveau condamné, cette fois pour harcèlement homosexuel

Gironde : L’ex-numéro un du PS à nouveau condamné, cette fois pour harcèlement homosexuel

28/03/2015 – BORDEAUX (NOVopress via Infos Bordeaux)
L’ex-numéro un du Parti socialiste en Gironde, toujours vice-président du conseil régional, (au centre sur la photo) a été condamné hier à un an de prison avec sursis et à deux ans d’interdiction de droits civiques pour harcèlement à l’encontre de son jeune directeur de cabinet, Alexandre Metzinger.

Ce dernier avait été assailli de « centaines de courriels amoureux ou sexuels, jusqu’à ce que le collaborateur, à bout, démissionne ». Six mois après l’embauche comme directeur de cabinet du maire du Taillan, d’Alexandre Metzinger, fraîchement diplômé de Sciences Po et âgé de 25 ans, les relations entre les deux hommes changent. «Il y a des envois de mails indécents évoquant des sentiments amoureux et demandant des faveurs sexuelles malgré des refus répétés», constate la présidente du tribunal Cécile Ramonatxo.

Plusieurs passages ont été lus lors de l’audience «Si tu veux essayer avec un garçon, je suis là…» et «J’ai besoin de cette relation physique entre nous». Le procureur Jean-Louis Rey parle de «pratiques relativement hards» évoquées par le prévenu dans ces mails.

Le tribunal correctionnel de Bordeaux est allé au-delà du ministère public, qui avait requis six mois de prison avec sursis contre Ludovic Freygefond, 43 ans, maire de 2001 à 2014 du Taillan-Médoc, dans la grande agglomération bordelaise.

La défense, de celui qui est toujours vice-président du conseil régional, a plaidé « la passion qui chasse la raison », l’élu étant « devenu fou amoureux de ce garçon ».

Ludovic Freygefond devra également verser près de 70 000 euros de dommages et intérêts à l’ex-directeur de cabinet, au titre des préjudices matériel et moral.

En novembre 2014, l’ancien premier secrétaire départemental du parti socialiste était également condamné à 18 mois avec sursis et cinq ans d’inéligibilité pour une affaire distincte de « prise illégale d’intérêt » et de « corruption passive », en lien avec une opération immobilière. Ce dernier a fait appel de ces deux jugements.

Crédit photo : DR.