Marche antiraciste à Toulouse: 2 policiers par manifestant

Marche antiraciste à Toulouse: deux policiers par manifestant

22/03/2015 – PARIS (NOVOpress)
Samedi 21 mars 2015, était organisée une marche « contre tous les racismes » (vraiment tous ?) et « l’islamophobie » dans les rues, notamment, de Toulouse.

Organiser une telle manifestation la veille d’élections départementales où le FN est donné favori, c’est certainement un hasard de calendrier.
600 policiers y encadraient 300 manifestants, soit 2 policiers par manifestant.

Ce n’est pas que nous ayons glissé dans un État policier, ni que les les manifestants des associations de gauche se mirent à être aussi maltraités que ceux de la manif pour tous, c’est simplement que les mouvements antiracistes n’attirent plus foule derrière eux. Et que la préfecture a dû largement surestimer dans ses prévisions l’ampleur de cette marche.

Il faut dire aussi que la ville rose était restée sur le mauvais souvenir d’une manifestation pro-zad qui avait été accompagnée de dégradations en centre-ville. Et qu’une gauche en perte de popularité n’avait certainement pas intérêt à laisser les casseurs des mouvements d’extrême-gauche ou des cités reproduire les mêmes méfaits.

Aussi, des fouilles au corps furent effectuées, et il ne fut pas permis à ce camp du bien qui a l’habitude de tout casser d’aller manifester en centre-ville.

« Toulouse, Toulouse, métisse et populaire », ont scandé les manifestants . Ont également résonné pendant deux heures les slogans « droit de vote pour tous », « Palestine vivra, Palestine vaincra » ou « Valls, Le Pen, c’est du pareil au même ».

Jackie, 63 ans, proche d’Attac, était venue marcher pour « être aux côtés de ceux qui sont contrôlés au faciès ». Évoquant les enjeux électoraux, cette infirmière a glissé: « Peut-être que la France n’ayant pas connu la dictature a envie d’essayer avec le FN. »

Il y a des gens, on sait, par avance, qu’il ne faut pas chercher à leur expliquer que toute menace fasciste en France n’a toujours été que du théâtre comme l’a avoué Jospin à Finkielkraut dans l’émission Réplique. Il se sont construits une imagerie de résistance fantasmée – dont ils sont les héros – qui leur est plus chère que le devenir de leurs enfants.

Un grand nombre de manifestants dénonçait la polémique sur la possible interdiction du voile à l’université :

Le vêtement ne fait pas l’étudiant, pourquoi ne pas interdire aussi la barbe ou certaines tenues ?, a demandé Laïla, Française de 28 ans, et aide à domicile, voilée.

Une douzaine de manifestants avaient remonté leur foulard sur le visage prêts à en découdre. «Mais face à un tel mur, on n’est pas kamikazes», glissait l’un d’eux.

« Aucun incident, aucune arrestation », a conclu la police. Avec 2 policiers pour un manifestant, encore heureux, pouvons-nous ajouter.

Quant à la marche antiraciste à Paris, Sihame Assbague, porte parole du Collectif Stop le Contrôle au Faciès, se vante de niquer la France. Tout un programme…

Crédit photo : ANFAD via Flickr (cc)