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Toulouse : un an de prison avec sursis pour trois agressions sexuelles

15/03/2015 – PARIS (NOVOpress)
La justice – toujours prompte à taxer le petit contrevenant routier pour remplir les caisses gourmandes d’une gouvernance mondiale qui réclame sans fin – est beaucoup moins exigeante pour le délinquant sexuel pour peu qu’il ait l’excuse sociale d’être arrivé dans notre pays depuis peu.
Qu’un mot soit prononcé un jour de colère par une personne excédée contre une autre appartenant à une minorité et le couperet judiciaire s’abat impitoyable. Un mot ! Un seul mot !

Voici un jugement ahurissant de complaisance, de dématérialisation de la morale qui nous est rapporté par La Dépêche .
Il illustre bien le biais inquiétant qu’a pris la justice ces dernières années :

– « Pour moi ce n’était pas des agressions. J’avais de l’attirance, elles sont très jolies » se justifie le prévenu.

– « Elles sont surtout très jeunes », corrige la présidente Rivière.

– « Vous utilisiez toujours le même mode opératoire, décrit la présidente, à l’heure de pointe, vous vous colliez à elles pour qu’elles sentent votre sexe ».

Un homme de 28 ans a comparu devant le tribunal correctionnel. Cet Algérien qui ne parle pas français devait répondre de trois agressions sexuelles commises en quelques mois dans le métro toulousain. Face à lui, deux jeunes filles âgées de 17 ans et 21 ans traumatisées.

Après son agression, l’une des jeunes filles recroise le prédateur dans le métro fin janvier, station Jean-Jaurès. Elle donne l’alerte. Placé en garde à vue et confronté à trois victimes qui le reconnaissent formellement, il commence par nier avant d’avouer.

Moi-même je ne comprends pas pourquoi j’ai fait ça. Peut-être que j’étais agressif mais je ne m’en suis pas rendu compte. Je regrette.

Cauchemars, déscolarisation, les jeunes filles peinent à retrouver une vie normale depuis l’agression.

« C’est une épreuve véritable pour elles, souligne le procureur Peltier, c’est l’équivalent d’un comportement bestial. »

Il requérait de 18 mois à 2 ans de prison avec sursis, une mise à l’épreuve et deux à trois mois ferme.

Pour la défense, Me Pierre Le Bonjour a demandé aux juges de ‘garder la mesure. Ce n’est pas un pervers, pas un prédateur. Il n’a pas conscience que son geste est malvenu, il est naïf sur le plan sexuel. »

Pour ces trois agressions sexuelles, le tribunal l’a condamné à 12 mois de prison avec sursis, à une mise à l’épreuve ainsi qu’à une obligation de soins et de travail. Il devra indemniser sa victime majeure à hauteur de 1 000 €.

« L’agresseur en série du métro condamné » ose titrer le journal.