Tatzu+Nishi

L’art comptant pour rien

14/03/2015 – PARIS (NOVOpress)
L’art contemporain a encore frappé. Sa nouvelle victime est la ville de Nantes. L’artiste japonais Tatzu Nishi a heureusement fait dans l’œuvre éphémère. Et, elle ne durera que le temps qu’il encaisse son chèque qui ne sera pas aussi abstrait que son art, parions-le.

Le génie a décidé d’empiler sur la tête de la statue du général Mellinet : des livres, un bureau, un lavabo, un radiateur, un piano, un porte-manteaux, un lit. On s’extasie !

C’est toujours des symboles d’un ordre qu’il soit militaire, étatique, familial ou religieux les objets de ces clowneries que nous serions obligés de prendre très au sérieux sous peine de nous voir qualifiés de rustres, voire de ploucs ou d’imbéciles.
Alors qu’en réalité, le rustre est plutôt celui grossier qui enlaidit que l’esthète qui embellit par souci du « Beau ».

Versailles s’est vu ainsi attaquée ces dernières années par Jeff Koons, Xavier Veilhan ou Takashi Murakami, s’en prendre à la civilisation dans l’espoir vain de pouvoir encore choquer quelqu’un, c’est leur truc.

L’art comptant pour rien en terme de réalisation, mais l’art coûtant beaucoup avec peu de travail, pourtant.

Louis Chaumont