Grèce : "Si l'Europe nous lâche en pleine crise, on l'inondera de migrants"

Grèce : « Si l’Europe nous lâche en pleine crise, on l’inondera de migrants »

11/03/2015 – PARIS (NOVOpress)
Kamménos, leader du parti des Grecs indépendants, a affirmé lundi 9 mars 2015 : « Si l’Europe nous lâche en pleine crise, on l’inondera de migrants. »

Ce ministre grec de la Défense a menacé d' »inonder l’Europe de migrants » si celle-ci ne trouvait pas rapidement une solution à la crise de la dette grecque. Sa déclaration intervient quelques heures à peine avant la rencontre cruciale des ministres des Finances de l’Eurogroupe à Bruxelles.

La Grèce revient, en effet, plaider sa cause lundi devant la zone euro en présentant son plan de réformes, lors d’une réunion qui s’annonce une nouvelle fois tendue.

Si les ministres des Finances n’acceptent pas les principales réformes proposées par la Grèce pour débloquer la prochaine tranche d’aide financière, « il pourrait y avoir des problèmes », avait averti dimanche le ministre grec de l’Économie Yanis Varoufakis.

Connu pour son ton peu diplomatique, il a même agité la menace de nouvelles élections ou la tenue d’un référendum. « Comme me l’a dit notre Premier ministre, nous ne sommes pas encore collés à nos sièges », a-t-il lancé.

« Si l’Europe nous lâche en pleine crise, on l’inondera de migrants, on leur distribuera des papiers valides qui leur permettront de circuler dans l’espace Schengen. Ainsi, la marée humaine pourra se rendre sans problèmes à Berlin. Et tant mieux si, parmi ces migrants, se trouvent des djihadistes de l’État islamique ».

Et d’ajouter : « Si l’Eurogroupe nous cherche des ennuis, nous frapperons à notre tour. » Panos Kamménos est coutumier de ce genre de controverses. En juillet 2013, il avait déjà déclaré que le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, était persona non grata à Athènes.

Ses propos attestent que, non seulement, l’immigration massive n’est pas la panacée et qu’en plus, elle est vectrice d’attentats par le biais d’islamistes. Il reste à savoir si les remplacistes ne vont pas prendre son chantage pour une aubaine. »Le profit de l’un est le dommage de l’autre. », écrivait Montaigne.