Onfray

Onfray contre Valls

09/03/2015 – PARIS (NOVOpress)
La gauche se colle des droites. Ce n’est rien de le dire ces derniers mois. Entre les Charlie qui ont réclamé la tête de ceux qui ont demandé celle du journal avant l’attentat, les pro-ceci contre les pro-celà au Moyen-Orient qui s’invectivent dans les manifestations , les associations antiracistes mettant tous les antagonismes dans le même panier confusionnel et les philosophes de gauche qui se lancent des piques, on n’est pas loin de la bagarre générale sur le ring progressiste.

Le Premier ministre a défendu Bernard-Henri Lévy par médias interposés contre Michel Onfray, le philosophe libertaire anarchiste en lui faisant comme principal reproche : la mention d’Alain de Benoist dans sa rhétorique.
Le PS lorsqu’il n’interdit pas à outrance au niveau sociétal ne manque pas d’interdire officieusement en jetant l’anathème sur quiconque prononcerait des mots et des noms bannis (par qui et pourquoi ?). On nomme cela politiquement correct, alors qu’il ne faut y voir qu’une manœuvre politique et une idéologie ne voulant pas laisser une voix à ses opposants. Le créateur de l’université populaire de Caen en a prononcé un : celui du philosophe de la nouvelle droite.

Sans se laisser impressionner, Onfray a mis à l’écrit sur son blog une réponse cinglante, mais non dépourvue de bon-sens.

S’il faut une explication de texte à Manuel Valls auquel, décidemment la fréquentation de Jankélévitch n’a pas servi à grand chose, je disais que, moi qui suis de gauche, je préférais une idée juste, fut-elle de droite, à une idée fausse même si elle est de gauche, surtout si elle est de gauche. Quel philosophe, quel citoyen même, pourrait soutenir le contraire d’ailleurs, sauf à préférer l’erreur et le faux pour des raisons idéologiques ?

Il manque certainement une logique dans l’ouverture d’esprit de ce philosophe se réclamant pourtant du stoïcisme puisqu’il ne lui pas semblé nécessaire, honnête, courtois de lire Alain de Benoist, de s’entretenir avec lui, ni même de le rencontrer. Qui sait s’il ne pourrait découvrir quelques idées vraies qui l’amèneraient à un changement d’opinion ?
Leur passion commune pour la Grèce antique pourrait être un point de liaison.