Rassemblement de soutien pour le boulanger de Grasse le 6 mars

Rassemblement de soutien pour le boulanger de Grasse le 6 mars

05/03/2015 – PARIS (NOVOpress)
Depuis le mardi 3 mars 2015, un boulanger de la ville de Grasse (Alpes Maritimes) est l’objet des persécutions du CRAN. A l’origine de cette chasse aux sorcières : des gâteaux au chocolat nommés Dieux et Déesses ayant été modelés sous les formes d’Africains et d’Africaines. Il n’en fallait pas plus pour le taxer de « racisme colonial ».

Dans son communiqué, l’association antiraciste paradoxale (puisqu’elle ne défend que les Noirs) se fend d’un brulot à la susceptibilité exacerbée. L’infortuné pâtissier Yannick Tavolaro tombé sous les fourches caudines de Louis-Georges Tin, le Président du CRAN a beau se défendre de toute intention raciste, la machine à broyer s’est emballée contre lui. Ainsi, sa création culinaire rappelant plutôt le style Art-Déco aux grandes années du Jazz est qualifiée de « caricatures négrières, obscènes et injurieuses ». Ses pâtisseries se vendaient depuis 15 ans sans problèmes avant de tomber sous le regard d’un professionnel de l’indignation. Et les voici devenues des « fantasmes coloniaux concernant les Noirs (regards ahuris, bouches surdimensionnées, nudité obligée, organes sexuels protubérants) ». Et plus encore : de par leur nom (dieux et déesses ), « ces pâtisseries tournent en ridicule les religions africaines en présentant ces divinités sous un jour grotesque, tout juste bonnes à être croquées. » Il suffit pourtant de visiter le musée des arts premiers à Paris pour se rendre compte que les divinités africaines sont représentées par des statuettes du même acabit.

On pouvait espérer que l’outrance s’en tiendrait là, elle se trouve portée au pinacle dans un crescendo confinant au délire : la boulangerie se trouve à proximité d’écoles, l’auteur de ces gâteaux est le Président d’un club de foot local, tout ceci inquiète le CRAN.

Et les sanctions exigées ne sont pas en reste : « le retrait immédiat de ces pâtisseries racistes, demande au maire de la ville, Jérôme Viaud, de prendre position, et invite les autorités compétentes à s’interroger sur la pertinence de garder comme président du club sportif un individu de cet acabit. Le cas échéant, le CRAN se réserve le droit de porter plainte pour incitation à la haine raciale. »

Face à ce harcèlement, Yannick Tavolaro demande du soutien lors d’un rassemblement prévu le vendredi 06 mars 2015 à 10h avenue du Maréchal Juin à Grasse.