Prêches musulmans à l'école primaire laïque française

Prêches musulmans à l’école primaire laïque française

04/03/2015 – PARIS (NOVOpress)
Dans un article du JDD paru le premier mars 2015, un rapport confidentiel fait part d’un prosélytisme musulman dans les écoles primaires. C’est par l’enseignement de l’arabe que se transmet une morale musulmane, somme toute très peu républicaine. L’école primaire laïque française se voit lieu de « catéchisme » islamique.

Dans les années 1970, lorsqu’ils ont été créés, les Elco(enseignements des langues et cultures d’origine) avaient pour but de maintenir chez les enfants des travailleurs immigrés un niveau de langue et culture du pays dont étaient originaires leurs parents dans la perspective d’un retour chez eux. Cette politique s’est métamorphosée en une directive européenne en 1977. Il s’agissait ensuite de permettre aux enfants qui se déplaçaient à travers les pays européens au gré du travail de leurs parents de conserver des liens avec leur terre natale. Mais le contexte aujourd’hui est tout autre, la plupart des enfants concernés par les Elco sont français. Les neuf pays signataires d’un accord avec la France sont l’Algérie, la Croatie, l’Espagne, l’Italie, le Maroc, le Portugal, la Serbie, la Tunisie et la Turquie. Et cet enseignement n’est plus dans une logique de remigration depuis près de 40 ans. Mais, dans celle de l’implantation d’une culture étrangère sur le sol français au nom du droit à la différence.

Il y a la crainte chez les rapporteurs que les Elco deviennent des prêches islamiques. Les auteurs sont en effet surpris « du contenu du guide de l’enseignant édité en 2010 par le ministère de l’Éducation turc et en usage auprès de certains enseignants de langue et culture d’origine. « Ainsi le chapitre V de cet ouvrage intitulé « Foi, islam et morale » insiste sur l’importance de croire en Allah, un des principes de la foi, et sur la nécessaire acquisition par les élèves d’une bonne connaissance de la vie du prophète Mahomet dont l’importance doit être mise en valeur. »

Les auteurs de l’étude notent également que le dispositif a été élaboré avec les trois États maghrébins. Dispensés par des associations ou des ambassades, ces enseignements sont malgré tout rémunérés par l’Éducation Nationale. Ces cours facultatifs sont en théorie proposés à tous les élèves sans distinction d’origine. Cependant, en pratique, les places sont réservées en priorité aux enfants immigrés directement concernés. Une préférence nationale qui s’inscrit dans un pays d’accueil qui refuse la sienne, un comble.

Le rapport quant à lui préconise la suppression de l’Elco.

La proposition alternative pourrait être de dispenser l’elco dans le cadre d’une rétromigration des familles extra-européennes concernées en redonnant à cette initiative humaine son objectif initial. Ainsi, dans une concertation et avec contre-parties, les remigrants ne se retrouveraient pas projetés dans un pays où tout semblerait inconnu. Il serait plus simple pour un peuple qui s’inscrirait dans une terre retrouvée d’avoir la culture idoine comme lien social.