Nouvelles menaces de l’EI. Submerger l’Italie de clandestins (Présent 8299)

Nouvelles menaces de l’EI. Submerger l’Italie de clandestins (Présent 8299)

20/02/2015- PARIS (NOVOpress)
Orchestrer le déferlement de plus de 500 000 clandestins sur les côtes italiennes : telle est la nouvelle menace proférée par l’EI à l’encontre de Rome, au moment où celle-ci parle d’une éventuelle intervention en Libye. Un véritable tsunami humain auquel doit d’urgence se préparer une Europe qui, par laxisme et par angélisme, a depuis des années été incapable de répondre à la multiplication des « Camp des Saints ».

Nouvelles menaces de l’EI. Submerger l’Italie de clandestins (Présent 8299)C’est le quotidien Il Messagero qui, citant des conversations téléphoniques interceptées par la police italienne, a révélé cette semaine que « les djihadistes émettent l’hypothèse d’envoyer à la dérive direction l’Italie, des centaines de barques remplies de migrants, dès le moment où notre pays évoquerait une intervention armée en Libye ». Une réponse en effet au ministre italien des Affaires étrangères, Paolo Gentiloni, et à celui de la Défense, Roberta Pinotti, qui affirmaient respectivement lundi qu’il n’y a « pas une minute à perdre » en Libye et que le pays est prêt à mobiliser 5 000 soldats pour lutter contre l’EI.

Et Il Messagero ajoutait que « l’objectif serait de créer un nouveau drame (décès en mer, port bloqué) provoquant un impact dévastateur sur l’opinion publique ».

Rompre avec l’angélisme

C’est que les djihadistes suivent de près tout ce qui se fait, se dit et s’écrit en Europe. Ils ont parfaitement entendu le ministre italien de l’Intérieur expliquer que « si les milices du Califat avancent plus vite que les décisions de la communauté internationale, nous avons le risque d’un exode sans précédent ». Ils ont vu, depuis des années, comment l’Europe a été impuissante face au déferlement de clandestins sur ses côtes. Son incapacité à repousser, militairement s’il le fallait, ces bateaux remplis de migrants. Par lâcheté et par excès de « bons sentiments ». Or, comme l’écrivait Clausewitz, « dans un état aussi dangereux que la guerre, les pires erreurs sont celles que nourrissent les bons sentiments ».

Au fond, dans cette guerre que nous a déclarée l’EI, la question est aujourd’hui de savoir jusqu’où l’Occident est prêt à aller pour assurer sa survie ?

Franck Delétraz


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