"Une France respectueuse de ses identités et libertés locales". Fabrice Robert dans Présent

« Une France respectueuse de ses identités et libertés locales ». Fabrice Robert dans Présent

“Une France respectueuse de ses identités et libertés locales”. Fabrice Robert dans Présent

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19/02/2015 – PARIS (NOVOpress)

Le quotidien Présent a fait un numéro spécial Hors Série pour les élections départementales de mars prochain.

De nombreuses interviews y figurent : Paul-Marie Couteaux, Marion Maréchal-Le Pen, Bruno Gollnisch, Jacques Bompard, Fabrice Robert, Alain Escada, Nicolas Bay, Carl Lang, Jacques Trémolet de Villers, l’abbé de Tanouarn, etc.

Nous reproduisons ci-dessous l’interview de Fabrice Robert.


Présent : Assises de la Remigration, Observatoire du Grand Remplacement (avec Renaud Camus) : le Bloc identitaire est à  la pointe du combat pour la reconquête de notre sol. Son président Fabrice Robert nous explique le rôle qu’entendent jouer les Identitaires lors des départementales.

— Présent : Sachant que les compétences des conseillers départementaux sont assez restreintes, quelle importance accordez-vous aux élections départementales de mars prochain ?

– Fabrice Robert : Le département reste, qu’on le veuille ou non, un segment administratif de proximité auquel les électeurs sont attachés, et auxquels certains (cela dépend aussi des départements) se reconnaissent même en partie sur le plan identitaire.

Les conseils départementaux bénéficient quand même de compétences, et donc de budgets, importants par exemple dans le domaine de l’aide sociale, de la politique culturelle, ou encore de l’aide aux associations. Autant de domaines où il y a beaucoup à dire, et encore plus à faire… voire parfois à défaire !

Au-delà des compétences, et même des élections départementales en elles-mêmes, il est évident qu’il s’agira d’un rendez-vous politique d’ampleur nationale, et que ce sont aussi les résultats globaux qui seront observés, et particulièrement ceux du camp patriote très largement rassemblé au sein, ou aux côtés du FN-RBM.

— Présent : Vous insistez beaucoup sur l’implantation locale mais ne présenterez pas de candidat sous l’étiquette du Bloc Identitaire lors de ce rendez-vous électoral. Pouvez-vous nous en donner les raisons ?

“Une France respectueuse de ses identités et libertés locales”. Fabrice Robert dans Présent– Fabrice Robert (ci-contre avec Renaud Camus) : Si lors des élections cantonales 2011, nous avions présenté une vingtaine de candidats, nous avons acté depuis notre Convention Identitaire en septembre 2012 la volonté de revenir à une logique de complémentarité, et non de concurrence, avec le Front National. Conscient que, même si le FN n’est pas un parti identitaire, les motivations de ses électeurs sont en premier lieu les questions identitaires.

Il n’est pas de notre rôle de freiner le FN dans cette mission que lui confèrent les électeurs français, mais plutôt de l’accompagner.

Ce qui n’empêche pas la critique quand elle est nécessaire, ce qui – bien au contraire même – n’oblitère pas nos différences ou divergences sur certains sujets. Sur le terrain activiste, sur le terrain intellectuel et culturel, à travers nos différentes structures et initiatives, nous entendons aujourd’hui travailler à la fois à côté mais aux côtés du Front National.

— Vous défendez la construction d’une France fédérale, reconnaissant aux régions leurs particularismes. Cela ne vous parait-il pas dangereux au moment où Bruxelles encourage justement le régionalisme dans le but d’accélérer l’éclatement des nations ?

– Nous défendons simplement une France respectueuse de ses identités et libertés locales, c’est-à-dire une France renouant simplement avec ses racines.

La question de l’organisation territoriale est un peu plus complexe qu’un slogan ou une formule, mais disons pour résumer que le centralisme, et le jacobinisme (qui dépasse idéologiquement la simple question du centralisme administratif) ne nous semblent pas vraiment avoir eu un impact positif sur notre nation. Nous ne dissocions pas pour notre part patrie charnelle, nation historique, et civilisation, ou pour le dire autrement nous ne considérons pas régions, nations et Europe (Europe, pas Union Européenne!) comme antagonistes mais au contraire comme complémentaires.

Je ne crois pas vraiment que Bruxelles encourage les identités régionales, cela me semble relever plus de la théorie que du concret. Et si vous évoquez par là la réforme territoriale mise en œuvre en France par les socialistes, il ne vous aura pas échappé qu’elle n’a pas grand chose à voir (à de rares exceptions comme la Normandie) avec les identités provinciales historiques de notre pays.

Je constate d’ailleurs qu’en Alsace par exemple ce projet (créant une « région » administrative artificielle fusionnant Alsace, Lorraine et Champagne-Ardennes) est combattu à la fois par des patriotes du FN, des régionalistes pur sucre, ou des patriotes identitaires. La réalité est que ce que veulent les mondialistes de Bruxelles, comme ceux de Paris d’ailleurs, c’est simplement l’effacement de nos identités profondes.

Et pour ce qui est de l’éclatement des nations, et de la France au premier plan, il y a bien plus à redouter du multiculturalisme – à travers l’immigration massive et l’islamisation-, qui est en train d’entraîner notre pays vers une forme de guerre civile larvée.

Propos recueillis par Franck Delétraz