Manuel Valls cherche à convaincre les Juifs de rester en France

Manuel Valls cherche à convaincre les Juifs de rester en France

18/02/2015 – PARIS (NOVOpress via Bulletin de réinformation)
Depuis les attentats de janvier, le couple exécutif essaie de rassurer la population juive sur sa capacité à les protéger. Mais concrètement les chiffres parlent d’eux‑mêmes : le nombre d’émigrés juifs qui ont quitté la France pour Israël est passé de 3 400 en 2013, à 6 600 en 2014. Ce qui fait de la France, pour la première fois de son histoire, le pays avec le plus grand nombre d’émigrés juifs.

Dimanche dernier le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a déclaré « Aux Juifs d’Europe comme à ceux du monde entier, je peux dire qu’Israël vous attend les bras ouverts ». Dans le même temps, un plan de 40 millions d’euros était examiné par son gouvernement pour faciliter l’accueil des Juifs de France notamment.

La réaction de Manuels Valls a été très vive avant-hier sur RTL

En effet, Manuel Valls a rétorqué « La place des Français juifs, c’est la France. Un Juif qui part de France, c’est un morceau de France qui s’en va ». Dans ce même entretien sur RTL, Manuel Valls condamne évidemment les récentes attaques à Copenhague et la profanation de 250 tombes d’un cimetière juif dans le Bas‑Rhin dimanche dernier même si le caractère antisémite n’est pas avéré suite aux garde‑à‑vue des cinq mineurs mis en cause.

Mais n’y a‑t‑il pas une surenchère, des médias dans ces histoires ?

On peut le penser en effet : les médias de l’oligarchie recensent systématiquement les attaques envers la communauté juive. Le moindre événement touchant les Juifs de France, ou d’Europe plus largement, est surmédiatisé et orienté avant même de connaître le fin mot de l’enquête.

A l’inverse on remarquera le silence radio des médias sur des profanations d’églises ou de cimetières chrétiens. 5 églises ont été profanées en 3 jours du côté de Lyon, la semaine passée. Qui, à part les lecteurs du Bulletin de réinformation, en a entendu parler ?

Crédit photo : Fondapol, via Flickr, (cc).