Attentats de Copenhague : un défi européen – par Vincent Revel

Attentats de Copenhague : un défi européen – par Vincent Revel

16/02//2015 – PARIS (NOVOPress)
Après Londres, Madrid, Bruxelles et Paris, nous avons à présent Copenhague ! Si le sujet n’était pas aussi tragique et si nous n’avions pas la « chance » d’avoir le sauveur du monde libre comme président, nous pourrions dire : « A qui le tour ? »

Pour ne pas citer correctement le problème auquel nous sommes confrontés, nos journalistes et nos politiques nous expliquent avec sérieux que le terrorisme vient encore de frapper le monde libre. En employant ce mot, neutre et impersonnel, en niant l’ampleur et la réalité des faits, nos désinformateurs utilisent ce moyen détourné pour ne pas avoir à nommer précisément la cause et l’origine de ce terrorisme.

Ce déni de réalité, dicté par la pensée unique, nous emmène tout droit vers une prochaine catastrophe. Pourtant, et malgré la propagande officielle du bien vivre ensemble, au Danemark, depuis l’affaire des caricatures de Mahomet, publiées dans le quotidien Jyllands-Posten, les Danois commencent doucement à prendre conscience que les valeurs de l’islam ne sont pas toujours compatibles avec les leurs. Représentant désormais 5% de la population de ce petit royaume scandinave, les musulmans connaissent là aussi de sérieux problèmes d’intégration.

Pour ne pas citer correctement le problème auquel nous sommes confrontés, nos journalistes et nos politiques nous expliquent avec sérieux que le terrorisme vient encore de frapper le monde libre. En employant ce mot, neutre et impersonnel, en niant l’ampleur et la réalité des faits, nos désinformateurs utilisent ce moyen détourné pour ne pas avoir à nommer précisément la cause et l’origine de ce terrorisme.

L’ancien ministre de l’Intégration Rikke Hvilshoj se plaignait en 2006, malgré le politiquement correct qui sévit aussi chez eux, que de nombreuses femmes musulmanes cherchaient avant tout à « bénéficier de tous les avantages sociaux » sans jamais vouloir travailler, mettant en péril l’Etat-providence. Lors de cette crise dite des « caricatures » et face à la menace de boycott des pays musulmans qui s’en suivit, le Danemark se retrouva bien seul. L’éditeur Flemming Rose avoua tristement : « Cette affaire dépasse tout ce que l’on peut imaginer, c’est complètement fou. Tout ce que nous avons fait est de publier douze dessins. »

Eh oui ! Douze malheureux dessins permirent aux nombreux fous d’Allah de semer la terreur, de brûler des ambassades, de tuer des innocents pour la seule gloire du prophète Mahomet ! Avec le temps, nous sommes en droit de nous demander : « Comment l’Union européenne a-t-elle pu accepter ce délire collectif sans réagir vigoureusement ? Comment l’Union européenne a-t-elle pu abandonner l’un de ses membres à la colère des pays musulmans ? Pourquoi le Danemark a-t-il dû s’excuser auprès de la Ligue arabe ? En quoi le gouvernement danois, victime de nombreuses attaques contre ses ambassades, avait-t-il offensé les pays musulmans ? »

Au contraire de ce que nous disent nos idéologues et nos spécialistes en tout, l’islam n’est pas uniquement une religion de tolérance et de paix. Qu’on le veuille ou pas, son quotidien est aussi rythmé par des menaces, la violence, le mépris et la loi du plus fort. Pour leur plus grand malheur, les musulmans modérés en sont les premières victimes.

Depuis 2006, les douze caricaturistes ont appris à vivre avec la peur au ventre. De son côté, la communauté musulmane, au lieu de se démarquer massivement des extrémistes, donna, une fois de plus, raison à ses détracteurs et à ceux qui se méfient, encore aujourd’hui, de cette religion si peu pacifiste. Au contraire de ce que nous disent nos idéologues et nos spécialistes en tout, l’islam n’est pas uniquement une religion de tolérance et de paix. Qu’on le veuille ou pas, son quotidien est aussi rythmé par des menaces, la violence, le mépris et la loi du plus fort. Pour leur plus grand malheur, les musulmans modérés en sont les premières victimes.

A l’heure où l’Europe exporte des djihadistes aux quatre coins du monde, faisons en sorte que les nations occidentales ne soient plus assujetties à cette religion qui leur est profondément étrangère. A la suite de Georges Orwell, nous pouvons affirmer : « Pour que la démocratie puisse survivre, il faut que les majorités sachent faire des choix réalistes, à la lumière d’informations adéquates. » Nous en sommes encore très loin.

Vincent Revel