Angers : un élu musulman socialiste démissionne de son mandat pour protester contre la France « nation la plus islamophobe du monde »

Angers : un élu musulman socialiste démissionne de son mandat pour protester contre la France « nation la plus islamophobe du monde »

11/02/2015 – ANGERS (NOVOPress)
Abd-el Ramène Azzouzi (photo, en compagnie de son épouse – une Française convertie à l’islam, note de Novopress), conseiller municipal socialiste de la ville d’Angers, a démissionné de son mandat, décision qu’il motive par une tribune dans le Monde des Religions, où il dresse un ahurissant réquisitoire contre une France considérée comme « la nation démocratique la plus islamophobe du monde », rien que ça !

Selon M. Azzouzi, par ailleurs distingué professeur en médecine, chef du service d’urologie au CHU d’Angers, la laïcité constituerait en réalité « l’arme ultime et exclusive contre les musulmans de France ». Sous ce prétexte, la France de François Hollande et de Manuel Valls multiplierait ainsi « les lois d’exception visant implicitement les Français musulmans ». Ainsi l’ex-élu socialiste, souffrant manifestement de bouffées délirantes de persécution (peut-être devrait-il consulter ses confrères du service psychiatrie ?) dénonce « l’école de la République [qui] s’attaque avec violence à des enfants de 8 et 10 ans parce que musulmans » ou bien lorsque « une mère de famille, parce que musulmane, se voit retirer brutalement ces cinq enfants un matin, à 6h00, par ces mêmes forces de police qui vont jusqu’à refuser qu’elle allaite son bébé de 3 mois ». Bref, pour M. Azzouzi, nous voilà revenu aux-z-heures-les-plus-sombres-de-notre-histoire… Il en profite au passage pour régler son compte à la Police « institution républicaine où le racisme est endémique, tout comme dans l’armée française (…) ». Face à de telles accusations, on attend au passage les plaintes pour injure publique et diffamation des ministres de l’Intérieur et de la Défense…

L’élu musulman n’en reste pas là et fait dans le racisme anti-blanc et anti-français, dénonçant aux prochaines élections cantonales « la nuée de candidats et candidates locaux tous plus blancs les uns que les autres », mais aussi les Zemmour, Finkelkrault, Fourest et autre Pelloux qui saturent les plateaux télés et les salles municipales (M. Azzouzi souhaiterait-il interdire leurs livres ?) et s’indigne de l’ostracisation permanente de Tariq Ramadan, considéré comme un intellectuel contemporain hors norme, et accessoirement très proche du mouvement des Frères musulmans, dont son grand-père fut le fondateur…

Si M. Azzouzi dénonce le prétendu racisme de la France, il ne semble pourtant pas qu’il l’ait beaucoup subi. Possédant la double nationalité franco-algérienne, ce fils d’ouvrier, né en Seine-Saint-Denis, est doué d’une féroce ambition et deviendra chirurgien spécialisé en urologie. Il épouse une ex-Miss Franche-Comté, grande et blonde, qui d’Isabelle deviendra Imane, convertie à l’islam, et dont il aura quatre enfants, scolarisés dans une école catholique et bourgeoise du centre-ville d’Angers. Le professeur Azzouzi s’installe lui et sa famille au château de la Roche Tinard dans la campagne angevine, racheté à une congrégation de sœurs franciscaines (il estime en achetant ce château, « avoir renoué avec le rang qui aurait dû être le nôtre »), et dans lequel il ouvre des chambres d’hôtes « muslims friendly », afin d’en faire « un site d’émulsion pour la communauté musulmane ». Les chambres y sont baptisées Avicenne ou Averroes, le petit déjeuner est certifié halal et l’alcool est proscrit de la propriété… Abd-el Ramène Azzouzi n’en reste pas là et rêve d’embrasser une carrière politique. Son profil correspond à la gauche Terra Nova, il entre au conseil municipal d’Angers en 2008, comme simple conseiller municipal. à l’occasion des élections municipales de 2014, il grimpe dans la hiérarchie et doit devenir le futur adjoint à l’enseignement supérieur du maire socialiste, il affirme durant la campagne électorale son projet de faire de la ville d’Angers, surnommée autrefois l’Athènes de l’Ouest, la « nouvelle Al-Andalus » mais ses ambitions politiques sont brisées par la défaite du maire sortant socialiste. Ouf, les Angevins l’ont échappé belle !

Sous des dehors bourgeois et un aspect bien élevé, Abd-el Ramène Azzouzi est un actif militant communautariste musulman, proche de Tariq Ramadan dont il emprunte maints arguments. Bien qu’élu de la République, il ne se cache pas de son prosélytisme religieux et communautaire. Selon lui les musulmans doivent s’investir massivement dans le débat public et s’organiser pour s’exprimer d’une seule voix. Dans un interview paru sur le site salamnews, il n’hésitera pas à proclamer crânement : « L’avenir nous appartient ! » M. Abd-el Ramène Azzouzi démontre par sa conduite et ses propos qu’il n’existe pas de musulmans modérés. Aujourd’hui libéré de toute obligation politique, peut-être serait-il bon de lui suggérer, puisqu’il supporte visiblement plus l’odieuse islamophobie du pays qui l’accueille, de retourner chez lui là-bas en Algérie, pays dont il possède la nationalité et qu’il n’aurait dû quitter.

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