Le spécialiste extrême droite de l'AFP frappé par des "ultras" à Lyon ? Un bobard

Le spécialiste extrême droite de l’AFP frappé par des « ultras » à Lyon ? Un bobard

11/02/2015 – LYON (NOVOpress)
Pour comprendre le bobard : les ultras lyonnais (supporteurs de football) sont plutôt de tendance « natio-patriote ». Donc forcément, c’est encore l’extrême droite qui agresse les gens.

Revenons sur les faits : un journaliste de l’Agence France presse (AFP), qui fêtait un événement familial samedi soir dans une discothèque du quai Victor-Augagneur, à Lyon (3ème arrondissement), a été gravement blessé lors d’une agression.

Souffrant d’une fracture de la mâchoire, qui a nécessité une opération, il a subi quarante jours d’incapacité. Sur les réseaux sociaux, une rumeur a mis en cause la mouvance d’extrême droite, dont ce journaliste est spécialiste.

Depuis dimanche soir et la rencontre OL-Paris, une rumeur se propage donc sur Internet et Twitter. Elle avait été lancée par le journaliste de l’AFP à Paris Marc Preel, qui annonçait qu’un de ses confrères avait été tabassé par des supporters ultras lyonnais et que sa mâchoire avait été brisée, rajoutant que le journaliste avait obtenu 41 jours d’ITT.

Mais le bureau de l’AFP à Lyon a tenu à démentir les conditions de l’agression. Car le journaliste a bien été mêlé à une bagarre, mais samedi soir sur les quais de Saône. Alors que des personnes se battaient, il a été violemment pris à partie, peut-être parce qu’il avait gardé son appareil autour du cou. Ce dernier servait plus tôt à immortaliser l’anniversaire de son enfant selon 20 Minutes. Frappé à coups de pieds dans la tête, il souffre d’une fracture de la mâchoire et d’un traumatisme crânien et doit être opéré ce lundi.

Une enquête a été ouverte pour connaître les circonstances exactes de l’agression, notamment pour savoir si la victime était suivie ou si le drame est uniquement lié au hasard.

Quant à Marc Preel, il a effacé son premier tweet et a depuis reconnu qu’il n’avait « pas le niveau nécessaire d’info » avant de s’exprimer sur le passage à tabac de son confrère de l’AFP.

Photo Une : siège de l’AFP, place de la Bourse à Paris. Crédit : Arnaud 25 via Wikipédia (cc).