[Tribune] Slavistes français, capos du goulag universitaire ou la paranoïa stalinienne au service du nivellement par le bas

[Tribune] Slavistes français, capos du goulag universitaire ou la paranoïa stalinienne au service du nivellement par le bas

Anatoly Livry est philosophe et homme de lettres, auteur de quatorze livres parus à Paris et à l’étranger, lauréat de trois prix internationaux, russes et américain, helléniste publié depuis 2003 par le Bulletin de l’Association « Guillaume Budé » – géré par l’actuel directeur de la faculté d’Études Grecques de Paris IV-Sorbonne, Alain Billault – et germaniste dont les découvertes ont vu le jour chez l’éditeur berlinois de Nietzsche « Walter de Gruyter ». L’œuvre d’Anatoly Livry ainsi que des évènements de sa vie sont entrés dans des programmes universitaires, analysés lors de conférences internationales et publiés par l’Académie des Sciences de Russie. Anatoly Livry, de nationalité suisse, docteur de l’Université de Nice-Sophia Antipolis et victime de l’acharnement administratif du Ministère français de l’enseignement, est par ailleurs auteur de la pétition pour la NON-reconnaissance des diplômes et titres universitaires français en Suisse.


Depuis une douzaine d’années que dure l’« Affaire Livry » (sujet d’enseignements et de publications académiques, en français, en anglais, en allemand et en russe), les mammifères diplômés en slavistique française sont devenus synonymes d’une inculture non élémentaire, mais ridicule, poussée à l’extrême et même purement soviétique : ces  créatures,  formant depuis des décennies la première interface de contact entre l’URSS et la France, sont devenues par la force des choses un micro-GOULAG ordurier[1] et pervers, contaminant naturellement par son atmosphère stalinienne les slavistes français de souche. Face à une telle situation, l’on peut logiquement se demander pourquoi la slavistique française est devenue depuis un siècle l’expression francophone du stalinisme le plus stupide et le plus arriéré, alors que, au contraire, elle aurait pu s’ériger en bastion entre la Science française, cette entité fragile et nuancée, nourricière d’une élite universelle, et les ordures staliniennes, génitrices naturelles du journalisme (dans le sens d’une prostituée journalière se vendant aux idées qui rapportent le plus) et de cette inculture devenue norme et glorifiée, bien qu’elle ne soit en réalité que la posture arrogante d’une fille de joie qui s’est bien vendue pendant des années puis qui, flétrie, est devenue la gestionnaire d’une maison close.

Pour apporter une réponse à cette question, examinons la généalogie de la slavistique française depuis une centaine d’années.

Il y a environ un siècle, la charge de Führer de la slavistique française était occupée par Pierre Pascal, produit de la IIIe république qui, comme bon nombre de ces produits, sous couvert d’un pseudo-catholicisme niais, est devenu le collaborateur francophone des fondateurs du GOULAG et, par conséquent, le vecteur de la propagande en France de réflexes d’envie et de ressentiment d’une sous-humanité marxisante qui a fini par démolir l’Europe occidentale – nous nous en rendons compte actuellement, ce qui fait du présent examen de la slavistique française une analyse des plus brûlantes. Pour mieux soviétiser l’expression slave, Pierre Pascal s’est fait passer pour un « vrai scientifique », soutenant une thèse dont, dans mes cours académiques, je parviens à démontrer qu’elle est entièrement pompée de travaux russes alors proscrits en France car issus du régime russe prérévolutionnaire. Plus tard, lorsqu’il a fallu, pour cette idole qu’il appartient d’abattre pour helléniser la slavistique francophone, transmettre le pouvoir universitaire, Pascal a choisi des staliniens à la française qu’il avait introduits à des postes clés. Adeptes acharnés d’un massacre qui a réduit au silence des millions d’êtres slavophones pourtant capables de participer à l’élévation de l’esprit humain et avocats virulents de la tyrannie moscovite, ils sont entrés dans l’Université sans plus aucune illusion quant à l’amélioration de l’humain par l’éducation. Apparatchiks copiant dans leurs démarches les bourreaux de la Loubianka auprès desquels ils allaient fréquemment prendre des leçons tout en détenant dans leurs bagages éducatifs des miettes de l’enseignement national-socialiste de Jules Ferry, ils se sont imposés aux yeux de toute l’Université française comme de « dignes slavistes ». Ainsi, Staline a pénétré les lettres slaves de France. Ainsi, un Staline protéiforme s’est mis à s’exprimer sous le couvert de Tolstoï et de Tchekhov. Ce même Staline s’est introduit dans les esprits de centaines de milliers d’étudiants sous sa forme internationale et pseudo résistante, celle de Trotski-Bronstein. À ce moment déjà, la plus primaire des stupidités était devenue l’exigence normative posée à la possibilité d’entamer une carrière de slaviste en France. Toute tentative de rendre aux classiques russes leur essence propre, autrement dit de les helléniser, signait immédiatement l’arrêt de toute amorce de carrière : Pouchkine, Bounine, Mandelstam, … se sont retrouvés les otages de ces slavistes qui les auraient massacrés s’ils les avaient réellement eu en face d’eux. Voilà d’ailleurs la raison initiale du lancement par cette kaïera universitaire de l’« Affaire Livry » en 2002 : élève des hellénistes français et des philosophes allemands qui m’ont publié soit dans le Bulletin de l’Association Guillaume Budé géré par l’actuel directeur des Études Grecques de Paris IV-Sorbonne Alain Billault, soit dans la Nietzscheforschung de l’Université de Humboldt (publiée par l’éditeur allemand de Nietzsche, « Walter de Gruyter »), mon existence elle-même est insupportable aux héritiers des rejetons spirituels de Pierre Pascal. Bien plus, lorsque, à leur tour, ils ont dû transmettre le pouvoir universitaire, ces slavistes ne se sont pas encombrés de recherches idéologiques, choisissant de simples prostitués comme successeurs, en quoi par ailleurs ils ont parfaitement suivi le chemin de la dégénérescence de toute la société francophone : les bolchéviques ont offert le pouvoir à des staliniens pseudo-résistants, qui eux-mêmes l’ont transmis à des demi-mondaines de salon soixante-huitardes. Chez elles, la Science française, l’honneur, l’esprit créateur n’existent pas ! C’est le règne des putains qui ont réussi leurs transactions ! Depuis quelques décennies, c’est le vagin correctement vendu qui gouverne la slavistique française et manipule l’Université à laquelle elle appartient. Or, ce sont ces filles sans vertu qui sont, en ce moment-même, en train de transmettre les rênes de la slavistique à des komsomols-prostituées des deux sexes, quasi analphabètes, tellement abruties qu’elles ont fini par transformer l’étude académique des lettres en un kolkhoze francophone non-fumeur.

Voici les principales occupations des slavistes français, occupations auxquelles ils s’adonnent depuis une quarantaine d’années déjà :

  1. N’oublions pas que tous les massacres staliniens ont commencé par une hystérie de groupe qui faisait du concurrent un objet d’effroi. Dès lors, quand elle aperçoit un adversaire dont elle voudrait soit pomper les travaux soit faire réduire les thèses au silence dans le micromilieu auquel elle appartient, la prostituée néostalinienne, quel que soit son sexe, s’écrit : « Cet adversaire me menace de mort ! ». De là, toute la meute (composée d’amis, de partenaires sexuels, de concubins et d’époux, de larbins fidèles) sombre dans un malström de cette hystérie si habituelle aux staliniens made in France : « Il attaque notre chère collègue », déclarent-ils en s’envoyant des mails anonymes qu’ils présentent comme les preuves les autorisant à évacuer les découvertes scientifiques de ce concurrent. Voilà leur première et principale activité.
  2. La deuxième occupation consiste à usurper des fonctions et des titres. Ainsi, un lecteur s’annonce à un rédacteur américain maître de conférences, une maître de conférences se dit à une radio de Moscou professeur à la Sorbonne et une professeur se présente comme doyenne de la slavistique de la Sorbonne (poste qu’elle n’a jamais occupé) : « Head of the Department of Slavic Studies at the Sorbonne », comme en avait témoigné le fils de Vladimir Nabokov le 20 mars 2004. Comme dans le poulailler célèbre d’un conte d’Andersen, ces dindes stupides et incapables d’écrire dans leur « carrière » une seule monographie passent leur temps académique à paraitre, à défaut de pouvoir être.
  3. La langue russe étant très complexe, sa maîtrise, même basique, est quasi inaccessible à qui n’a pas le russe comme langue première. Par conséquent, ceux qui se présentent « agrégés de russe », voire « professeurs de russe », sans avoir appris le russe dès leur enfance commettront toujours des fautes quand il leur faudra s’exprimer librement et sans notes. C’est la raison pour laquelle même un professeur universitaire agrégé de russe ne peut accomplir aucune découverte révolutionnaire dans la littérature russe. Même les meilleurs de ces professeurs ne sont de facto que des enseignants de grammaire d’une langue qu’ils ne maîtrisent pas dans toutes ses nuances. Pour cette raison, dès lors qu’un fonctionnaire universitaire français a fini de distribuer les ressources pécuniaires de son université à ses collègues russes naturellement pauvres et qu’il leur a tourné le dos, il devient la risée des russistes russes : ils voient bien que l’exposé qu’il a lu en russe lors de la conférence a été préparé par l’une de ses étudiantes russophones qui mène sa carrière universitaire française depuis son alcôve – en effet, une fois qu’il ouvre la bouche, le professeur slaviste se met à faire trois fautes par phrase.

Schopenhauer a remarqué à juste titre qu’un pédagogue universitaire passait trop de temps à enseigner sa matière, activité qu’il l’empêche de devenir un véritable spécialiste dans son domaine. Je prolongerais la pensée de ce philosophe, polonais dirait Staline, en prétendant que, dans le cas d’un slaviste français, ce pédagogue est soumis à une inéluctable déchéance intellectuelle, la totalité de son temps étant consacré à la maîtrise inaccessible d’une langue, ce qui ne lui laisse plus le loisir de se perfectionner dans les autres matières. Les slavistes français de souche sont donc généralement des enseignants en grammaire d’une langue qui leur est inaccessible, complètement incultes dans les domaines de la civilisation et de la philosophie rattachés à cet idiome et poussant le ridicule jusqu’à méconnaitre l’histoire et la politique de leur propre pays, la France. À côté de ces slavistes de langue première française se trouvent des prostituées ex-soviétiques, titularisées dans l’Université française car promues par leurs partenaires sexuels. Celles-ci sont incapables de toute analyse littéraire et seule la relation qui leur a valu d’être élues peut être considérée comme leur spécialité véritable. Certaines d’entre elles vont jusqu’à annoncer dans la préface de leur recueil d’articles le nom de leur maquereau académique afin d’éloigner toute éventuelle critique : « Regardez avec qui j’avais couché ! Ne vous approchez pas ! Sinon, vous aurez tout le clan de mon partenaire sexuel sur le dos ! ». Celles-ci sont naturellement incapables de décortiquer un texte inconnu français, ou russe, et ne font que répéter ce qu’elles ont entendu dans les conférences, adoptant toujours la posture d’une dinde d’Andersen.

Voilà les causes de ce que, dans ma dernière lettre au ministre de l’enseignement (que je masculinise exprès, puisque le genre neutre qu’elle apprécie tellement n’existe pas en français selon l’Académie), j’appelle l’« Affaire Livry ». Selon mes biographes, je suis non seulement le créateur d’un nouveau style littéraire russe, autrement dit un concurrent à abattre pour ces malheureux enseignants de grammaire, mais ai aussi accompli des découvertes dans l’œuvre de Nabokov, de Pouchkine, … ainsi que dans celle de Nietzsche (autrement dit dans le domaine des germanistes) ou d’écrivains hellénistiques. Même dans le domaine des lettres françaises, ma découverte sur l’Empereur Julien l’Apostat prototype de Tête d’Or fut appréciée par des membres de l’Institut, par des académiciens étrangers, etc. Ce sont des capacités qui doivent être anéanties par la meute des prostituées staliniennes qui se déchaînent en aboyant : « Sus à l’ennemi du peuple ! Diffamons ensemble notre concurrent ! ». Comme tous les staliniens, ils se croient derrière un rideau de fer : selon eux, leurs calomnies ne sont pas étudiées par des universitaires, pas plus qu’elles n’entrent dans des thèses et publications académiques. À l’instar de ce pouvoir poststalinien qui, dans ses derniers soubresauts, massacrait tous les passagers d’un avion détourné par des « terroristes » russes qui désiraient seulement s’échapper de l’URSS, peu importe les meurtres que nous commettons, nous les commettons chez nous et l’on se persuade que cet immondice ne sera jamais divulgué hors des frontières. Ils réalisent des actes orduriers (comme le disent les professeurs linguistes de la Sorbonne) et entrent dans une folie purement soviétique :

  1. Nous sommes de grands apparatchiks, donc tout ce que nous prétendons est sacré.
  2. Celui qui s’attaque à notre état de fonctionnaire soviétique est un ennemi du peuple.
  3. Toutes les publications académiques qui analysent nos actes orduriers sont le fait d’« ennemis » et, par conséquent, personne ne les lit ni ne s’y intéresse.
  4. Voilà pourquoi nous ne pouvons entrer dans l’histoire comme des ordures.

Pour ces raisons, j’exhorte d’autres spécialistes français, que ce soit en droit, en histoire, en philosophie, etc. à s’emparer de l’« Affaire Livry » comme l’avaient déjà fait certains de leurs collègues. Car l’analyse des actes non seulement de nos homines sovietici titularisés et fiers de l’être, mais également de leurs maîtres à penser, agonisant actuellement ou morts récemment, permettra de remonter progressivement à leur père spirituel, ce gourou idolâtré de la slavistique franco-stalinienne, et ainsi de retrouver le déclenchement généalogique « pascalien »,  de le démolir tous ensemble et de catharsiser toutes les études des lettres françaises de cet héritage ordurier (Sorbonne dixit) incarné par deux frères de lait, le post-marxisme et le freudisme et leur deux bâtards (le structuraliste lotmanien pour le premier, celui du « genre » pour le second).

L’origine de la vraie littérature est grecque antique comme j’ai osé le signaler dans ma publication, flanquée de l’épigraphe de Maurras et désormais jugée « criminelle », assurée en 2003 par Alain Billault, actuel directeur des études grecques de Paris IV Sorbonne. Par mes écrits littéraires, j’hellénise le Verbe russe et c’est pour cela qu’aucun de mes dix ouvrages parus chez de très grands éditeurs de Moscou et de Saint-Pétersbourg n’est traduit en français. Même mes poèmes français doivent paraître à Saint-Pétersbourg !  Pour cette raison aussi, depuis 2002 – soit depuis bientôt 13 ans ! –, aucun organe des slavistes français ne recense ni même ne mentionne mes découvertes (actuellement portées par quatre monographies dont l’une est pourtant parue chez « Hermann » à Paris ainsi que par quarante articles) ! Je suis pourtant l’unique slaviste français qui ose publier des monographies en Russie et concourir face aux Russes sur leur propre terrain, les battant même parfois et rapportant des lauriers scientifiques (pour ma monographie sur Nabokov et Nietzsche, je suis le lauréat du prix du Salon du livre de Saint-Pétersbourg 2005). Et malgré cela, je n’ai pas le droit de ne serait-ce que chercher un poste de maître de conférences en France…

Cette situation est encore plus ubuesque lorsque l’on compare la tenue de mes travaux au niveau des publications d’un soi-disant grand professeur slaviste français : dans sa monographie publiée par « Hermann », le fonctionnaire en slavistique de l’Université de Provence Marc Weinstein commence par « Le 1er janvier 1917, à Saint-Pétersbourg (SIC), devant une salle bondée, Mandelstam […] » (Weinstein, Mandelstam : jouer-combattre, Paris, Hermann, 2011, p. 5). Bêtise absolue ! Ce professeur universitaire agrégé, « spécialiste » de la littérature russe comme il se présente lui-même, ne semble pas savoir qu’en 1917 Saint-Pétersbourg n’existait pas, mais s’appelait naturellement Pétrograd. Ce digne apparatchik commet un anachronisme aussi monstrueux que si ses confrères travailleurs journaliers actuels, parlant de la même ville, la nommaient Leningrad. Ou comme si, filmant la bataille de Lépante, un cinéaste faisait intervenir les deux Mistral qu’Hollande n’arrive pas à vendre à Poutine. Un professeur d’une université française enseignant la littérature russe ne semble pas être au courant qu’en 1914, la capitale impériale russe a dégermanisé son nom ! Minable ! Notre brave « spécialiste » sur Mandelstam est tellement ridicule dans son arrogance de fonctionnaire qu’il prend comme otage de son inculture mon éditeur parisien « Hermann », lequel siégeait au moment de la publication rue de la très honorable Sorbonne, en exportant la preuve de sa crasse ignorance sur la quatrième de couverture dont vous trouverez la copie ci-dessous. Et moi, autre auteur d’« Hermann », je sais que cet éditeur attire l’attention, et à maintes reprises, de ses auteurs sur toutes les nuances de la couverture de l’ouvrage. Mais que peut faire monsieur Arthur Cohen lorsqu’il se heurte à quelque chose d’aussi implacable que la bêtise arrogante d’un enseignant de grammaire titularisé se prenant pour l’héritier de Victor Bérard !? Le bouquin de Weinstein est rempli de preuves d’inculture, de signes d’une non-maîtrise de la langue qu’il est censé enseigner en France, d’approximations et d’invraisemblances telles que celles qui figurent sur la quatrième de couverture. À la page 183, Weinstein écrit par exemple : « Le mot « kist’ » a bien les deux significations de « main » et de « pinceau » »[2]. Ce professeur « expert » en études russes ne sait sans doute pas ce que savent tous les gosses russes en maternelle : le mot « кисть » n’a pas deux, mais quatre significations basiques et j’épargnerai au lecteur d’autres analyses de ce bouquin bâclé.

La canaille s’attaquant à ma thèse de doctorat, Nabokov et Nietzsche, soutenue avec P. Quillier de Nice – Sophia Antipolis, s’acharnent à me poser la question suivante : « Pourquoi Anatoly Livry n’entre-il pas en discussion avec les… « spécialistes », nos chers confrères ? ». J’espère que désormais ils sont satisfaits de ma réponse ! En effet, je ne veux pas mêler mes découvertes, en souillant ma plume, aux noms d’incultes fonctionnaires qui disparaîtront dès qu’ils partiront à la retraite, autrement dit dès qu’ils perdront leur capacité soviétoïde de nuisance. Dans mes livres, je ne discute qu’avec mes égaux. Néanmoins, ces Soviétiques m’avaient convaincu et je cède à leur désir : une fois par an, j’« entrerai en discussion » avec un apparatchik, comme je l’avais déjà fait en 2013 dans mon « Nabokov chez l’Agitprop made en France » où je démontre qu’Isabelle Poulin, professeur à l’Université de Bordeaux et … « spécialiste de Nabokov », prétend que 1927 est postérieur à 1951 et démontre, entre autre, sa totale méconnaissance de l’alphabet russe, confondant la plupart des lettres – tout en prenant comme otage de sa flagrante et prétentieuse inculture les « Presses Universitaires de Bordeaux » !

Nous sommes parvenus au stade ultime de la déchéance en France ! Comme le lecteur peut le constater aisément, les professeurs de lettres de l’Université française sont illettrés et ont la culture générale d’un gosse de 13 ans ! Voilà pourquoi, lors de la soutenance de ma thèse à Nice – Sophia Antipolis, quatre des six membres du jury m’ont reproché – on se croirait dans 1984 ! – d’être trop (SIC) cultivé ! Anatoly Livry perturbait le paysage ! Et je les comprends, connaissant l’histoire du principe de la sélection des cadres universitaires sous Brejnev : il est plus confortable de rester entre professeurs-russistes qui prétendent, sur la quatrième de couverture qu’ils publient chez « Hermann », qu’en 1917 existait une ville nommée Saint-Pétersbourg (!) que d’être en présence académique – et donc sous la menace d’une humiliation constante ! – d’un slaviste reconnu par des hellénistes ainsi que par des germanistes et qui est de surcroît le lauréat de prix littéraires russes et le « créateur d’un nouveau style littéraire russe », selon René Guerra. Il existe en russe une expression « круговая порука ничтожеств » décrivant parfaitement la situation de la slavistique française : l’on peut fustiger leur inculture flagrante et prétentieuse dans des médias réunissant plusieurs centaines de milliers de lecteurs, par réflexe soviétique, ces apparatchiks abrutis s’en moquent ! Puisqu’un minable protège et promeut l’autre, il est vital pour leur précaire existence psycho-administrative de commettre un « forcing groupusculaire » : préservant leur gamelle et leur arrogance, ils annulent la publication déshonorant l’un des membres de la mafia, et ce, pour une seule et simple raison : la critique énoncée peut indifféremment accabler, sans exception aucune, n’importe lequel des membres de leur pègre.

Ceux qui veulent lire une véritable découverte sur l’œuvre de Mandelstam, fine et nuancée, n’ont qu’à consulter une publication qui, certes, a été censurée par les slavistes français (le texte envoyé à C. Depretto, une autre doctorante, tel Weinstein, de M. Aucouturier … et gestionnaire de la Revue des études slaves, n’a engendré aucune réponse) mais se trouve dans Loxias. Cet article m’a valu les compliments de Marc Fumaroli, lequel, depuis apeuré par l’Affaire Livry, s’allie – par son silence – aux sordides Soviétiques : « Cher Monsieur, Merci pour votre lette et pour l’étude sur Mandelstam, où vous tracez une ligne directe et méconnue de Boileau à Nietzsche, en passant par le pseudo-Longin ! (…) Bien cordialement vôtre Marc Fumaroli » (mail du 12 décembre 2012 13:02). En analysant le premier poème que Mandelstam a composé, l’on y découvre des citations littérales de la traduction russe de la quatrième partie d’Also sprach Zarathustra. Dès lors, l’on peut affirmer que le Big Bang de toute la création de Mandelstam puise sa source dans l’œuvre mystique nietzschéenne. Mais naturellement, pour le découvrir, il faut non seulement maîtriser parfaitement l’ensemble du corpus de Mandelstam, mais également être familier de la philosophie allemande, qualités qui, aiguillonnées par un certain esprit d’indépendance, vaut bien d’être envoyé au GOULAG par d’incultes slavistes tenant avec acharnement à leur place et cherchant à tout prix à éloigner leurs concurrents. Je suis conscient que ces découvertes marquent l’origine d’une nouvelle école dans les études des lettres (et pas seulement slaves) et que dès lors, cette science ne pourra plus exister telle qu’elle existait jusqu’alors. Mais ce que le lecteur empreint d’un certain esprit comique doit savoir, c’est que si ce Mandelstam qui a résidé 12 rue de la Sorbonne avait possédé, au-delà de son don poétique, un esprit analytique sûr et qu’il s’était présenté comme un supra-concurrent – poète et scientifique – face à ces slavistes qui l’analysent actuellement et que si ceux-là avaient à leur disposition la NKVD, cette institutrice de la Gestapo, ces slavistes qui prostituent notre Mandelstam mort courraient, saisis de leur coutumière crise d’hystérie, voir les flics de l’idéologie afin d’anéantir physiquement, en le diffamant au passage, le poète savant.

Anatoly Livry

Crédit photo : saneboy via Flickr (cc)


[1] Nous avons découvert avec stupéfaction dans un rapport du Conseil national des universités, et plus précisément d’une linguiste – sic – de Paris IV-Sorbonne Sylvie Plane (Klein) (page 4/4, rapport du 15 juin 2013, lu devant le groupe compétent 3 le 19 juin 2013), que le terme « ordurier » pouvait désormais être à la base d’une analyse académique scientifique et administrative et c’est pour cela que nous y recourons.