Lettre virtuelle à la ministre de l’éducation nationale

Lettre virtuelle au ministre de l’Education nationale, par Anatoly Livry

Anatoly Livry est philosophe et homme de lettres, auteur de quatorze livres parus à Paris et à l’étranger, lauréat de trois prix internationaux, russes et américain, helléniste publié depuis 2003 par le Bulletin de l’Association « Guillaume Budé » – géré par l’actuel directeur de la faculté d’Études Grecques de Paris IV-Sorbonne, Alain Billault – et germaniste dont les découvertes ont vu le jour chez l’éditeur berlinois de Nietzsche « Walter de Gruyter ». L’œuvre d’Anatoly Livry ainsi que des évènements de sa vie sont entrés dans des programmes universitaires, analysés lors de conférences internationales et publiés par l’Académie des Sciences de Russie. Anatoly Livry, de nationalité suisse, docteur de l’Université de Nice-Sophia Antipolis et victime de l’acharnement administratif du Ministère français de l’enseignement, est par ailleurs auteur de la pétition pour la NON-reconnaissance des diplômes et titres universitaires français en Suisse.

Texte modifié par l’auteur en date du 8 octobre 2014 suite à des événements se déroulant à Assemblée Nationale, afin de rectifier, par respect de l’Académie française, une coquille politiquement correcte.


Madame le Ministre,

Je vous fais part d’un problème – extrêmement déshonorant pour l’Université française, il me semble – qu’il vous revient désormais de régler.

Franco-Suisse d’origine juive (né en URSS, ancien réfugié politique en France) et docteur de l’Université française, ayant enseigné dans deux universités françaises (Paris IV-Sorbonne et Nice-Sophia Antipolis), auteur de quatorze livres parus à Paris et à l’étranger et de travaux scientifiques appréciés par les « immortels », les membres de l’Institut Universitaire de France et par des lauréats du prix de l’Académie française, fonctionnaire international et, actuellement, Professeur-invité d’une université étrangère, je suis, comme l’atteste la requête (ci-jointe) déposée par mon avocat parisien au Tribunal Administratif d’Appel de Paris, victime d’une corruption non dissimulée s’exerçant, depuis 2011, via la procédure de qualification au CNU normalement chargée d’évaluer uniquement ma capacité à chercher un poste de Maître de conférences en France. Cette procédure est devenue le vecteur d’une calomnie institutionnelle à mon égard, visant à me diffamer en tant qu’homme et en tant que scientifique parmi les élus de l’Université française – comme cela se comprend à la lecture des quelque dizaines de pages de ma requête.

Parmi les centaines d’exemples que j’ai à disposition, en voici un seul : ayant exposé, dans ma lettre à l’intention d’un rapporteuse du CNU, les raisons pour lesquelles j’étais venu en France en 1991, à savoir y chercher l’asile politique à cause des persécutions antisémites que je subissais en URSS, je vois cette rapporteuse du CNU (issue de cette université qui est à l’origine des problèmes artificiels de mon dossier), qui s’est auto-désignée ma rapporteuse, déclarer à des collègues censés se prononcer sur ma qualification ce mensonge ignoble : « […] la recherche d’informations sur l’appartenance ethnique, religieuse […] est manifestement une préoccupation constante de M. Livry » (!?!?!).

Vous imaginez, Madame la Ministre : déclarer à des fonctionnaires de la République (avant leur vote et en mon absence !) que le prétendant à la qualification mène « [des] recherche(s) d’informations sur l’appartenance ethnique, religieuse […] des universitaires français » (!!!), c’est le calomnier d’emblée – et il faudrait supposer qu’une professeur universitaire soit illettrée pour ne pas comprendre le sens de la lettre que lui a envoyée une personne ayant enseigné de deux universités françaises, doctorisée par le Professeur Patrick Quillier, lequel fut président de la commission de l’agrégation de lettres modernes l’année où il a réuni un jury pour m’attribuer mon doctorat (et a voulu m’attribuer les « Félicitations », cf. l’attestation de René Guerra, Directeur du Département Russe de Nice – Sophia Antipolis, MCF honoraire) …

L’ignominie susmentionnée n’est qu’une des, nombreuses, séquences de ma requête déposée au Tribunal Administratif d’Appel de Paris. Si j’ai amorcé cette démarche, ce n’est pas pour obtenir gain de cause, à savoir la fameuse « qualification », mais dans une démarche civique visant la suppression de ladite procédure de qualification – faussement – présentée comme un outil contre les « localismes », mais devenue temple de l’autopromotion et de la corruption.

Je vous signale que ladite procédure de qualification – coûtant environ 20 millions d’euros par an ! – a été supprimée en juin 2013, par l’Amendement 6 du Sénat, puis maintenue in extremis, via la mobilisation des intéressés du CNU, parmi lesquels l’on trouve … cette même rapporteuse qui, quelques semaines auparavant, m’avait calomnié devant les membres du CNU en utilisant mon explication sur mes origines ethniques, juives ! Naturellement, en cette période de rentrée, de nombreux élus, que j’ai alertés, m’ont contacté suite à la lecture de cette requête déposée au Tribunal Administratif d’Appel de Paris afin de me permettre de mener à son terme cette action civique de suppression de procédure de qualification. Je suis tout à fait conscient de la situation : ma carrière universitaire est définitivement brisée en France par cette procédure de qualification devenue l’outil médiatique de ma calomnie au sein de l’Université. Or, élève des meilleurs universitaires français, je suis forcé de canaliser mes capacités dans l’analyse de cette même Université française qui m’a formé et, dans la mesure où aucune solution légale n’existe auprès des tribunaux français (les rapporteurs du CNU – comme en atteste mon dossier – ont le droit de calomnier les candidats ! Le TA de Paris l’a confirmé : sur le plan administratif, il n’existe aucune exigence posée aux rapporteurs, ni quant à leur compétence, ni quant à leur objectivité : c’est un arbitraire total qui trouve sa source dans le « localisme » le plus effronté qui règne de facto au CNU !), je suis amené à porter mon affaire, via les instances françaises, jusqu’à la CEDH. Ce processus est redoublé par les démarches que je mène auprès des élus de la République, tout en postulant chaque année au CNU, non plus pour être « qualifié », mais pour collectionner de nouvelles aberrations scellées cependant du sceau du Ministère de l’éducation. Tout cela se fait naturellement à la face de professeurs étrangers préfaçant mes monographies parisiennes et exprimant par écrit leur horreur quand ils apprennent ce qui m’arrive. Leurs collègues français non plus ne peuvent se taire : je vous signale que l’attestation de R. Guerra que vous lisez est manuscrite. Il s’agit de sa réaction à la calomnie ouverte perpétrée par des rapporteurs du CNU qui, après avoir « expertisé » la phraséologie de ses déclarations, les avaient déclarées fausses aux autres membres du CNU, et ce, avant leur vote sur mon dossier !

Il important de souligner par ailleurs que, homme de lettres et lauréat de trois prix internationaux, mes collègues universitaires me consacrent des travaux académiques et dirigent des thèses analysant ma vie. Or, la « tactique », véritablement folle, de ces fonctionnaires français acharnés à calomnier leur concurrent – en utilisant la procédure de qualification – consiste à déclarer que ces recherches n’existent pas ; puis, quand ils voient que des académies publient des travaux multilingues consacrés à votre serviteur – comme celui de René Guerra cité ci-dessus et paru à l’Académie de Russie –, ils « évacuent » le sujet, comme de vrais malades mentaux : le fait « gênant » étant placé par eux derrière un mur de Berlin virtuel, ces psychotiques continuent à déshonorer l’Université française à outrance, sachant pertinemment que chacun de leurs actes sera éternisé.

Voilà seulement une partie des raisons pour lesquelles je peux conclure : mon action civique ne vise aucun avantage personnel. Je serais donc ravi, m’adressant à vous en qualité de nouveau Ministre, de trouver une écoute attentive pour le bien de l’Université française qui naguère fut le vecteur de mon assimilation en France, mais qui est devenue (via l’hystérie paranoïaque cultivée par la seule fonctionnaire de la Sorbonne incapable d’écrire en 40 ans de « carrière » une seule monographie, « russiste » mais n’osant pas aller en Russie de « peur » d’être arrêtée par la FSB (!!!???) et qui, ridiculisée – et entraînant dans son déshonneur l’Université – par de grands médias, part actuellement à la retraite avec son « professorat » acquis sans doctorat, ni HDR, mais grâce à une relation sexuelle avec un autre fonctionnaire, alors chef de sa faculté …) ma calomniatrice.

Naturellement, avant que cette catastrophe ne survienne, j’ai eu, le 5 mai 2013, rendez-vous avec le conseiller de l’époque de Mme Fioraso. Je lui avais envoyé des documents en le prévenant en mai 2013 du désastre qui arrivera en juin 2013 ! Pas une réaction de sa part, pas plus que de la part de Mme Fioraso, contactée par lettre après que la catastrophe de ma qualification auprès du groupe 3 du CNU n’ait eu lieu le 19 juin 2013. Ce silence ouvertement soviétique m’a décidé à porter mon action civique auprès des élus et des tribunaux. Voilà pourquoi, sans plus chercher à obtenir une qualification au poste de MCF, devenue inutile, je tiens à vous informer du dossier dont vous héritez, dossier que vous, en qualité de ministre de la République, ne pouvez, dès lors, considérer comme inexistant. Les membres de l’Institut de France et d’académies étrangères sont exaspérés par ce ridicule permanent de l’Université française. Un exemple de ce ridicule : Alain Tassel, doyen de la Faculté des Lettres de Nice – Sophia Antipolis, mon ancien collègue, qui, en 2011, en qualité de Vice-Président du Conseil Scientifique de Nice – Sophia Antipolis avait donné son feu vert pour la soutenance de ma thèse et qui plus tard m’avait chaudement recommande pour être qualifié par la 10e section CNU, se voit censuré par les fonctionnaires rapporteurs du CNU ! Depuis, apeuré d’avoir jugé quelqu’un seulement sur ses capacités et non à travers ses relations avec la kaïera titularisée, il « fait le mort ». Les exemples de ces ridicules « tournages de veste » de la part de vrais scientifiques français se pliant devant de stupides apparatchiks, souvent quasi illettrés, pleuvent, persuadant le monde entier que la procédure de qualification issue de l’URSS stalinienne, cet outil d’autopromotion pour les nullités et de calomnie nationale envers leurs concurrents, doit être supprimée.

Bien évidemment, si un travail sur mon dossier en vue d’une justice administrative intéressait vos services, je vous transmettrais volontiers la totalité de l’Affaire corruptionnelle se déroulant, au vu et au su de tous, au sein de l’Université française depuis 2002 ! Cela me sera d’autant plus facile qu’outre mon action civique, mon dossier universitaire est devenu la base de mon Habilitation à Diriger des Recherches (HDR) préparée dans une faculté étrangère et consacrée à l’Université française.

Veuillez agréer, Madame le Ministre, l’expression de ma considération la plus compatissante.

Dr Anatoly Livry

Crédit photo : partisocialiste via Flickr (cc) – texte initialement publié sur enquete-debat.fr