Bagarre générale dans une discothèque niçoise : le hip-hop n’adoucit pas les mœurs…

Bagarre générale dans une discothèque niçoise : le hip-hop n’adoucit pas les mœurs…

Image Hosted by ImageShack.us25/03/2009 – 08h00
NICE (NOVOpress) –
Une bagarre générale a éclaté la nuit du samedi 21 au dimanche 22 mars au Grand Escurial, une célèbre boîte de nuit niçoise. Au moins huit personnes ont été blessées, dont une sérieusement. La préfecture a prononcé en urgence la fermeture administrative de l’établissement. Une vidéo publiée sur Youtube et reproduite ci-dessous révèle la violence des affrontements.

C’est vers 4 h 15 du matin qu’a éclaté la bagarre générale. La panique s’est alors saisi des clients qui se sont sués vers la sortie, dévastant le vestiaire au passage. Certains en ont profité pour faire main basse sur quelques téléphones portables… Les personnes réfugiées dehors ont dans un deuxième temps voulu récupérer leurs biens laissés à l’intérieur et n’ont pas hésité à forcer les portes de la boîte pour y pénétrer à nouveau. Quinze heures après les faits les policiers ont même dû retourner au Grand Escurial dimanche soir, un groupe de jeunes prenant à nouveau l’établissement d’assaut à coups d’extincteurs. Au total six personnes ont été interpellées.

Si l’on en croit les témoignages – à prendre avec précaution – laissés sur le site internet du quotidien régional Nice-Matin, le nombre des blessés serait bien plus important que le chiffre annoncé et l’attitude des vigiles ayant laissé entrer les fauteurs de troubles, l’arrivée tardive des forces de l’ordre, mais aussi la bagarre elle-même, intervenue une semaine avant la fermeture définitive de l’établissement, suscitent bien des interrogations. Certains n’hésitent pas à y voir « un coup monté », voire une escroquerie à l’assurance orchestrée par la direction.

Pour le mouvement identitaire Nissa Rebela, les raisons des incidents sont à rechercher plus prosaïquement dans le type de concert – une soirée hip-hop – et l’origine des participants : de nombreux « jeunes » appartenant à des bandes rivales de « quartiers sensibles » niçois. Ironisant sur le manque de discernement dont aurait fait preuve le personnel de sécurité à l’entrée de l’établissement Nissa Rebela s’interroge dans un communiqué : « Comment le pourrait-il ? Dès qu’un de ces charmants garnements en survêt-baskets se voit refuser l’entrée d’un établissement de nuit (ou un travail, ou un logement…) il sait bien qu’il peut compter sur SOS-Racisme qui – avec ses fameux testings – a transformé la sélection traditionnelle à l’entrée des boîtes de nuit (afin de conserver un style, une ambiance… et la sécurité !) en affreuse discrimination raciste ». Une juste perception de la réalité qui va sans doute hérisser Dominique Estrosi-Sassone, épouse du maire de Nice et Adjointe au logement et à la politique de la ville. Celle-ci, parlant de certains « jeunes » au lendemain des violences qu’a connues Nice en marge des manifestations de soutien aux habitants de Gaza en janvier dernier, avait déclaré à Nice-Matin : « je redoute une stigmatisation (…) il serait dommage que le discours des Niçois se radicalise ».




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