SNCF : la direction joue la carte des syndicats réformistes
22/02/2009 – 10h00
PARIS (NOVOpress) – Pour contrer l’influence croissante de Sud-Rail et tenter de limiter la poussée de ce syndicat d’extrême gauche lors de l’élection professionnelle du 26 mars prochain, le président de la SNCF soutient les syndicats réformistes.
Partisan d’une politique intransigeante vis-à-vis de la direction, Sud-Rail ne représente aujourd’hui que 14,5 % des suffrages. Mais tous les observateurs s’attendent à une forte progression du syndicat par rapport au scrutin de 2006. Or, si la CGT maintient son score de 43,2 %, le total des deux syndicats pourrait dépasser la barre de 60 % voire plus dans certains établissements. Les nouvelles règles de la représentativité pourraient en outre amplifier les effets du vote, en réduisant à cinq (voire à quatre) le nombre d’organisations représentatives, contre huit actuellement.
Face à cette menace Guillaume Pepy a depuis quelques mois durci le ton à l’égard de Sud-Rail et de la CGT. Parallèlement, il vient d’accéder à l’une des principales revendications de la FGAAC – le syndicat autonome des conducteurs – et de la CFDT en acceptant une prime d’intéressement de 207 euros par cheminot. Il entend ainsi donner raison à l’un des arguments de campagne des syndicats réformistes qui affirment pouvoir « gagner plus par la négociation que par la grève ». Le versement de cette prime a par ailleurs été avancé à fin février : quelques semaines seulement avant le vote…
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