BHL, persona non grata à Tripoli, "parce qu’il est juif"

BHL, persona non grata à Tripoli, “parce qu’il est juif”

22/03/2013 – 16h00
TRIPOLI (NOVOpress/Bulletin de Réinformation) – Le 19 mars 2011, il y a donc deux ans, Nicolas Sarkozy annonçait qu’une coalition regroupant, outre la France, une dizaine de pays, dont les Etats‑Unis, le Qatar et les Emirats arabes unis, s’apprêtait à attaquer la Libye. C’est pour célébrer cette déclaration de guerre contre un pays souverain que celui qui était à l’époque président de la République française s’est rendu mardi dernier à Tripoli à l’invitation de la mairie de la capitale libyenne.

Bernard‑Henri Lévy‑Botul, à l’époque ministre des Affaires étrangères bis du gouvernement Fillon, aurait logiquement dû être de la partie. Mais sous couvert d’anonymat, un responsable de la mairie de Tripoli a expliqué : « Nous ne l’avons pas invité. S’il vient, nous lui fermerons la porte. Si le Premier ministre l’a invité, qu’il aille donc chez lui ! ».

De son côté, le service communication du Premier ministre Ali Zeidan confirmait que BHL n’était pas invité « par choix de la mairie ». Selon des sources officieuses, cette dernière redoutait que, Bernard‑Henri Lévy‑Botul étant juif, sa présence ne provoquât une attaque des milices islamistes. Pour le député libyen Abdelkader Hueli: « Je comprends que Bernard‑Henri Lévy n’ait pas été invité. Aujourd’hui, les Juifs ne sont pas les bienvenus en Libye. »

Crédit photo Itzike via Wikipédia (cc).