Au nom de la sacro-sainte Constitution, Christiane Taubira refuse de reconnaître le racisme anti-blanc

Au nom de la sacro-sainte Constitution, Christiane Taubira refuse de reconnaître le racisme anti-blanc

07/03/2013 – 17h00
PARIS (NOVOpress) –
Dans une question au ministre de la Justice Christiane Taubira, le député non-inscrit Jacques Bompard, lui avait demandé « les données exactes concernant les actes à caractère raciste et plus particulièrement concernant le racisme anti-blanc » et « le nombre de poursuites et de condamnations pour racisme pour les cinq dernières années ainsi que le nombre de poursuites et de condamnations pour racisme anti-blanc. »

Dans sa réponse, le garde des Sceaux a botté en touche en rétorquant que « conformément à la décision 2007-557 DC du 15 novembre 2007 du Conseil constitutionnel, qui rappelle que, si les traitements nécessaires à la conduite d’études sur la mesure de la diversité des origines des personnes, de la discrimination et de l’intégration peuvent porter sur des données objectives, ils ne sauraient, sans méconnaître le principe énoncé par l’article 1er de la Constitution, reposer sur l’origine ethnique. »

En clair : le ministère de la Justice et la République française, en suivant la sacro-sainte Constitution, ne catégorisent pas ethniquement les victimes d’actes racistes…

Pourtant dans son 21ème rapport, la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH)(1) s’émeut qu’un autre ministère, celui de l’Intérieur, n’appréhende pas les actes racistes dans leur globalité mais catégorise entre antisémites ou antimusulmans. « La CNCDH souligne que le phénomène raciste doit être appréhendé comme un tout, incluant tant les phénomènes antisémites, antimusulmans, que certaines formes de racisme ou de xénophobie. Si l’antisémitisme présente de nombreuses spécificités historiques et sociologiques, si les actes visant plus particulièrement les musulmans ont eux aussi certaines spécificités, et si ces phénomènes doivent faire l’objet d’une attention particulière, il est néanmoins souhaitable que le ministère de l’Intérieur comptabilise les actes à caractère raciste de manière globale. Cette approche globale n’interdit pas, au moment de l’analyse des données, de porter une attention particulière sur les actes spécifiquement antisémites ou antimusulmans. »

Il suffirait donc au ministère de l’Intérieur d’ajouter une nouvelle catégorie : actes antiblancs et anticatholiques pour obtenir des chiffres approximatifs. Mais ne rêvons pas, la République serait obligée de reconnaître, chiffres à l’appui, que les Français de souche sont les principales victimes de la haine raciale dans l’Hexagone.

Gérald Pichon,
auteur de Sale Blanc ! Chronique d’une haine qui n’existe pas

(1) « Assimilée à une Autorité administrative indépendante (AAI), elle est une structure de l’Etat qui assure en toute indépendance, auprès du gouvernement et du parlement un rôle de conseil et de proposition dans le domaine des droits de l’homme, du droit et de l’action humanitaire et du respect des garanties fondamentales accordées aux citoyens pour l’exercice des libertés publiques. »

Crédit photo : Guillaume Paumier via Wikipédia (cc).