Pas photogénique, Marine Le Pen ?

Nouveau traitement biaisé de l’information par l’AFP : Marine Le Pen remet en cause le travail d’un photographe

24/12/2012 – 19h05
PARIS (NOVOpress via l’Ojim) — Vendredi 14 décembre, lors d’une conférence de presse, Marine Le Pen a refusé l’accès à un photographe de presse de l’Agence France Presse.
Pour justifier ce refus, Charlotte Soula, sa directrice de cabinet, a déclaré à l’AFP : « Vous vendez des photos d’elle qui sont aberrantes, tellement laides qu’elles frisent l’insulte. » « Ce n’est pas un truc de midinette. On a l’impression que c’est délibéré » a-t-elle ajouté.

Invitée à s’exprimer à ce sujet sur LCI, Marine Le Pen a considéré « que ces gens font de l’argent sur notre image, puisqu’ils vendent les photos qu’ils prennent. » Et la présidente du Front National de répondre aux accusations d’atteinte à la liberté d’expression : « C’est la liberté de faire de l’argent avec notre image ? Eh bien ma liberté c’est de leur dire non. Pour des raisons trop longues à expliquer. Ce n’est pas la liberté de la presse, c’est une entreprise commerciale. Vous faites de l’argent bien souvent avant de faire de l’information, c’est en tout cas le cas de ce photographe qui prend un malin plaisir à déformer des photos, ce qui ne me paraît pas très professionnel, pour pouvoir les vendre. Donc j’ai dit stop. »

De son côté, l’AFP a récusé « les accusations portées contre le photographe mis en cause auquel elle apporte tout son soutien » et a rappelé que ses journalistes « appliquent comme tous les journalistes de l’agence les règles d’impartialité qui sont l’un des fondements de la mission de l’AFP ».

Ce n’est pas la première fois que l’Agence France Presse est mise en cause dans son traitement de l’information à l’égard de mouvements patriotiques : dans le cadre de manifestations organisées par les Identitaires, l‘AFP s’était signalée à plusieurs reprises pour son parti pris très orienté à gauche : alors que les Identitaires parisiens se faisaient attaquer par des individus casqués et armés à l’issue d’une manifestation en mars dernier, le journaliste présent sur place et témoin de la scène n’avait pas hésité à inverser les rôles ; plus récemment, à l’occasion de leur convention, les Identitaires s’étaient vus obligés d’interdire l’accès à leur manifestation au journaliste Andrea Bambino, en raison de son interprétation très particulière des faits rapportés, ce qui avait valu aux cadres identitaires présents de s’exclamer : “Que l’AFP et le journal Le Monde nous envoient des journalistes, pas des militants !”

Laissons le mot de la fin à Éric Brunet : « (…) l’immense majorité des 36 300 cartes de presse que compte notre pays pense à gauche. Ceux-là ne sont ni éditorialistes ni débatteurs. On ne les voit pas sur BFMTtv ou i>TÉLÉ. Ce sont des journalistes discrets et “objectifs”, des reporters de radio ou de télévision, des localiers de la presse régionale, des enquêteurs, des correspondants, des interviewers, des reporters d’images, des documentaristes… Des femmes et des hommes de gauche, qui estiment faire leur métier honnêtement mais dont l’écrasante supériorité arithmétique constitue à elle seule une entrave à la liberté d’information ».

Crédit photo : blandinelc via Flickr (cc)