Droite italienne : le grand bazar !

Droite italienne : le grand bazar !

Une image du passé, à l’époque de l’alliance entre Bossi et Berlusconi.

18/12/2012 — 20h00
ROME (NOVOpress avec le blog de Valentin Beziau) —
Le Peuple de la Liberté (PDL) et la Ligue du Nord vont ils réussir à faire alliance pour les élections législatives ? À ce jour, cela n’est pas certain.

En effet, comme l’ont fait savoir chacun à leur manière Roberto Maroni (secrétaire général de la Ligue du Nord), Luca Zaia (président de la région Vénétie) ou Flavio Tosi (maire de Vérone) la Ligue du Nord ne veut plus faire alliance avec Silvio Berlusconi en personne.

Avec la fin de l’ère Bossi et la nouvelle ère Maroni les relations entre Berlusconi et la Ligue du Nord se sont refroidies. La faute aussi au soutien de Berlusconi au gouvernement Monti. Mardi dernier, Roberto Maroni l’a bien répété à Silvio Berlusconi : “Si tu te présentes, il n’y aura pas d’alliance“.

Mais bien que tout le monde chez la Ligue du Nord soit unanimement contre une alliance avec Berlusconi, tous n’ont pas le même avis quand à la marche à suivre ensuite.

Pour Roberto Maroni : “alliance possible” avec Alfano sous certaines conditions. “J’ai indiqué qu’Alfano est un des candidats possibles avec lequel la Ligue du Nord pourrait s’allier… Mais attention, je ne suis pas intéressé par une alliance à n’importe quel prix. On ne mélange pas des pommes avec des poires”, a-t-il précisé.

Pour Luca Zaia (président de la région Vénétie) : “Jusqu’a preuve du contraire, la Ligue du Nord ira toute seule pour les prochaines élections”.

Quant à Flavio Tosi (maire de Vérone), il est candidat à la présidence du Conseil italien : “Depuis un ans le PD (Parti Démocrate) et le PDL ont soutenu le gouvernement Monti. Ils lui ont fait faire n’importe quoi. Nous avons été massacrés par les impôts. Maintenant, ils tentent de se reconstruire une virginité en disant que Monti a tout faux. C’est incohérent et les gens le remarquent…. La Ligue du Nord a fait un réel changement. Le retour de Berlusconi ne changerait pas quoi que ce soit. Il a eu un succès mérité et énorme mais il menace maintenant de brûler une foule de travaux… Je suis candidat pour être Premier ministre mais sans Berlusconi… même si je sais que je vais perdre. Le PDL a fait tomber Monti et il a aussi annulé les primaires car Berlusconi veut revenir sur le terrain. Quelle déception que le PDL n’ait pas trouvé d’alternative à Berlusconi.

Cependant, une partie du PDL ne soutient pas Monti et ne se réjouit guère du retour de Berlusconi et de l’abandon des primaires au sein du PDL qui devaient avaoir lieu dimanche. Tel est le cas de Giorgia Meloni (PDL – tendance Alleanza Nazionale contrairement à Angelino Alfano qui vient de Forza Italia). Elle qui était bien placée dans les sondages (surtout auprès des jeunes militants) n’est pas contente de l’annulation des primaires qui est due à la volonté de Berlusconi de se présenter. “J’en appelle à Berlusconi. Ne ruine pas tout. Personne ne peut penser que l’on puisse démanteler les primaires PDL et dire aux 200.000 militants qui ont signés pour nos candidatures que nous avons plaisanté”, avait indiqué Gorgia Meloni dans une interview accordée à la Repubblica. Giorgia Meloni qui souhaite désormais créer son propre centre-droit italien contre Monti et Berlusconi avec Guido Crosetto.

Crédit photo : DR.