Bavière : pas de croix sur le sommet, pour plaire aux musulmans !

Bavière : pas de croix sur le sommet, pour plaire aux musulmans !

09/11/2012 — 08h00
MUNICH (NOVOpress) — Ce n’est sans doute pas à proprement parler de la dhimmitude, mais un bien trivial appât du gain qui pousse à adapter sans honte des supports publicitaires à une clientèle espérée fortunée. Après les polémiques autour du symbole helvétique qu’est la croix blanche sur fond rouge, sur les fameux couteaux ou sur l’empennage des appareils de la Swiss, et qui pourrait offusquer les musulmans ; après Ikéa éclipsant les modèles féminins de son catalogue saoudien, c’est au tour de la ville touristique de Garmisch-Partenkirchen (Bavière) de retoucher des dépliants en langue arabe.

Les responsables du tourisme local déplorent en effet que malgré l’ouverture d’une salle de prières et l’installation de toilettes satisfaisant à tous les préceptes de l’islam, le nombre de nuitées de touristes musulmans ne dépasse toujours pas les 3.000. Il y a pourtant des sites touristiques et de sports d’hiver qui en attirent dix fois plus, ce qui mérite sans doute de faire un effort…

La principale attraction de Garmisch-Partenkirchen est bien sûr, juste à la frontière avec l’Autriche, la Zugspitze (photo ci-dessus), 2.962 mètres, le point le plus haut de toute l’Allemagne – tout un symbole – surmontée depuis 1851 d’une croix de 4,88 mètres. Et le site est facilement accessible par train à crémaillère ou par funiculaire. Restauré pour 15.000 euros au début du nouveau millénaire, redoré et replacé en 2009, le monument a maintenant disparu des nouveaux prospectus en langue arabe !

Certes, dans le Land de Bavière et surtout quand il s’agit de valeurs chrétiennes, le politiquement correct laisse encore plus de liberté d’expression qu’ailleurs dans la république fédérale : une émission de radio satyrique a ainsi pu proposer de ne pas en rester dans les demi-mesures, et de carrément remplacer la croix sommitale par un croissant.

Mais tous ces récents comportements posent une question de plus en plus lancinante : les peuples prêts, pour de simples raisons commerciales, à faire l’impasse sur tout ce qui symbolise leurs racines, peuvent-ils encore prétendre à un avenir ?

Crédit photo : DR