Italie : Des « réfugiés » nord-africains rançonnent une petite ville du Latium

Italie : Des « réfugiés » nord-africains rançonnent une petite ville du Latium

19/10/2012 — 08h00
ROME (NOVOpress) — Pourquoi changer une tactique qui marche ? Il y a un mois, une centaine d’immigrés nord-africains, hébergés à l’hôtel dans la petite ville de San Giovanni Incarico (région du Latium), « en attente du statut de réfugiés politiques », avaient occupé la mairie pour exiger de toucher une allocation journalière.

Le maire, Antonio Salvati, avait vainement tenté de leur expliquer qu’une allocation n’était pas prévue pour eux, puisqu’ils sont déjà intégralement pris en charge (logement, repas, vêtements, service de blanchisserie, tout cela payé par le contribuable italien). Les immigrés n’avaient rien voulu entendre et avaient édifié une barricade devant la mairie en arrachant les grilles des bouches d’égout.

Finalement, lors d’un sommet à la Préfecture, le maire avait cédé et accepté de verser à chaque immigré 5 euros par jour : 150 euros par mois. Multiplié par cent, ce n’est pas léger pour le budget d’une commune de 3.500 habitants, et alors que le gouvernement Monti ne cesse de réclamer des sacrifices supplémentaires aux Italiens.

« Nous avons pris cette décision, avait déclaré le maire, uniquement pour nous accorder avec leurs demandes et pour éviter des problèmes d’ordre public, mais il doit être clair que c’est la dernière fois que nous cédons. Ils devraient avoir plus de respect pour les lois italiennes ».

Ces fortes paroles ont eu l’effet auquel on pouvait s’attendre. Avant-hier, les immigrés sont retournés à la mairie « pour se plaindre, cette fois, dit délicatement le journal local, d’une manière plus animée ». Ils entendaient « manifester leur mécontentement pour le caractère précaire de leur logement ». C’est vrai qu’un hôtel, c’est un logement provisoire…

Les Maghrébins se sont armés de pavés arrachés à la chaussée et ont menacé les employés municipaux. Les carabiniers ont dû intervenir. Douze « réfugiés » ont été inculpés et devront répondre des chefs d’« interruption de service public », « menaces à employé d’un service public », « dommages aggravés ». En attendant, ils ont été laissés en liberté. Dans leur hôtel en pension complète.