11/09/2012 – 15h30
PARIS (NOVOpress) — Hasan Cemal, le petit-fils de Cemal Pacha qui fut l’un des principaux responsables du génocide arménien, vient de sortir en langue turque un livre intitulé “1915 : Le génocide arménien.”
Cette information a tout d’abord été d’abord rapportée par l’hebdomadaire Agos à Istanbul, puis confirmées par le journaliste Yavuz Baidar sur Twitter.
Hasan Cemal citant son grand-père en 1919 à Munich : “Les Arméniens de Turquie ont été orientés vers la Russie et les Turcs devaient les tuer. C’est pourquoi le génocide a eu lieu”.
Hasan Cemal est chroniqueur au journal Milliyet. Il s’était rendu en 2008 au mémorial du génocide arménien à Erevan. Sa note dans le livre de la mémoire dit : “Nier le génocide [arménien, note de Novopress] signifie d’être un complice de ce crime contre l’humanité.”
Ahmed Cemal Pacha fut tué à Tbilissi le 21 juillet 1922 par un commando arménien (Stepan Dzaghigian, Artashes Gevorgyan et Petros Ter Poghosyan) dans le cadre de l’opération Némésis pour son rôle dans le génocide arménien. Ses cendres ont été portées à Erzeroum et enterrées.
[cc] Novopress.info, 2012. Les dépêches de Novopress sont libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d'origine. La licence creative commons ne s'applique pas aux articles repris depuis d'autres sites [http://fr.novopress.info/]
En Tasmanie, île au sud-est de l’Australie, les Britanniques se sont livrés à un génocide exemplaire ne laissant nul survivant.
De même en Terre-Neuve, les Béothuks* avaient coexisté pacifiquement avec les Portugais, puis les Français, jusqu’à l’arrivée des Britanniques, lesquels les exterminèrent jusqu’au dernier en 1829.
Ces génocides ont été jetés aux oubliettes de l’Histoire. En revanche, la télévision britannique ne cesse de réchauffer ad nauseam des émissions sur la seconde guerre mondiale, l’Hocauste, le bombardement de Dresde, etc. Elle pratique un deux poids deux mesures qui n’a nul équivalent ailleurs, ne mentionnant pratiquement jamais, par exemple, que dans les îles Anglo-Normandes occupées en 39-45, aucun Juif ne survécut.
* Bernard Assaniwi: La saga des Béothuks
# éditions Actes Sud, collection Babel n°398.