11/03/2012 – 08h00 DUBLIN (NOVOpress Breizh) – À cause de l’austérité budgétaire, le dispositif public de soutien à la langue irlandaise se trouve menacé. Il ne représente pourtant qu’une goutte d’eau par rapport aux sommes engagées pour renflouer les banques.
Les temps sont durs pour l’Irlande. Le pays est engagé dans un effort colossal pour rétablir ses comptes publics et échapper au sort de la Grèce. Son déficit budgétaire, qui avait dépassé le niveau hallucinant de 31 % du PIB en 2010, devrait revenir à 8,6 % en 2012 et 3 % en 2015. Pour cela, le gouvernement d’alliance Fine Gael-Travaillistes a pris des mesures drastiques : augmentation de la TVA à 23 %, réduction de 13 % des effectifs de fonctionnaires, baisse de 14 % des salaires du secteur public, etc.

Poor Molly Malone, crying "Banksters and financials, alive, alive-oh!"
Dans le catalogue des mesures d’économie, l’une inquiète les défenseurs de la langue irlandaise. Le Foras na Gaeilge, financeur de l’enseignement du gaélique depuis 1999, annonce une révision de ses modalités de subvention qui aboutirait à la disparition de dix-neuf institutions(1). Une pétition en ligne a été lancée afin de réclamer des financements pérennes pour l’enseignement du gaélique.
Il est bon de rappeler que la situation financière catastrophique du pays est largement due au sauvetage de son système financier. Pour nationaliser et renflouer ses banques, l’Irlande a dépensé pas moins de 70 milliards d’euros, soit 55 % de son PIB. Le budget accordé au Foras na Gaeilge ne dépassait pas 20,6 millions d’euros en 2010.
(1) Altram, An tÁisaonad, An tOireachtas, Comhaltas Uladh, Comhar na Múinteoirí Gaeilge, Comhdháil Náisiúnta na Gaeilge, Comhlachas Náisiúnta Drámaíochta, Comhluadar, Conradh na Gaeilge, Cumann na bhFiann, Forbairt Feirste, Forbairt Naíonraí Teoranta, Gael Linn, Gaelscoileanna Teo., Glór na nGael, Iontaobhas Ultach, Pobal, Raidió Fáilte, Raidió na Life.
Photo : Statue de Molly Malone à Dublin. Molly Malone est l’héroïne de la chanson traditionnelle qui est l’hymne officieux de la ville de Dublin. Crédit photo : FrancisTyers, licence CC.
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Il ne faut pas compter sur les travaillistes ni même sur le Fine Gael (parti de Michael Collins , hélas) pour sauver l’âme irlandaise . Malgré ses défauts et sa corruption avérée le Fianna Fail reste le seul vrai grand parti identitaire en Irlande , avec bien sûr Sinn Fein mais qui ne peut être encore un parti de gouverbement en Irlande Sud (ça viendra si la crise persiste) . Paradoxalement la criose fait du bien à l’Irlande , elle la sort dee la course au mercantilisme exacerbé qui l’a ravagée depios quinze ans et l’amène à se poser les vraies questions . Restons attentifs et soutenons les vrais identitaires irlandias .