"Soins interculturels" et "gestion des conflits" au CHU de Nantes

“Soins interculturels” et “gestion des conflits” au CHU de Nantes

24/01/2012 – 18h50
NANTES (NOVOpress Breizh) – Confronté à l’évolution de sa clientèle, le CHU de Nantes va former son personnel aux « soins interculturels ». Et aussi à la « gestion des conflits ».

Le CHU de Nantes recherche actuellement un fournisseur pour une « prestation de formation de (ses) agents aux soins interculturels ». « Soins interculturels » est une périphrase qui désigne généralement les soins aux immigrés.

L’importance croissante de la population immigrée parmi les patients pose des problèmes de plus en plus aigus au CHU de Nantes comme à la plupart des hôpitaux publics. « Les incidents sont presque quotidiens », déplore une aide soignante. « Souvent, il s’agit de simples problèmes de langue. Mais les intolérances culturelles et religieuses prennent de l’ampleur. Certains malades, et surtout leur famille, refusent nos manières de faire. On perd un temps fou à parlementer. Un temps qu’on ne peut plus consacrer aux autres malades. » Le cas devenu classique est bien sûr celui du musulman pratiquant qui refuse de laisser un médecin homme examiner sa femme.

Le dilemme est clair : maintenir les standards médicaux ou se plier aux exigences de la clientèle non intégrée. Pour éviter que les problèmes ne s’enveniment, certains établissements préfèrent la seconde solution, ce qui suppose une adaptation de leur personnel aux contraintes des « soins interculturels ». Quelle que soit la solution retenue, l’accueil de patients ne parlant pas le français ou refusant les pratiques médicales occidentales est source de coûts supplémentaires pour l’hôpital, au détriment du budget pour soigner les autres patients.

Simultanément, le CHU de Nantes recherche un fournisseur pour une « prestation de formation de (ses) agents à la gestion des conflits ». Sans préciser cependant s’il existe un rapport entre soins interculturels et gestion des conflits !